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[Lectures] Le Magasin des Suicides
23/10/11
Auteur : Jean Teulé
Nationalité : français
Titre : Le Magasin des Suicides
Éditeur : Pocket (Julliard)
Date de publication : 2008 (2007)
Nombre de pages : 157
ISBN 13 : 978-2266179270
Thèmes : famille, suicide, dépression, optimisme
Présentation par l’éditeur : Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort ! Imaginez un magasin où l’on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l’humeur sombre jusqu’au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre…
Trois atouts : l’idée de départ originale et prometteuse ; l’humour noir ; la poésie qui se dégage de cette sorte de fable lugubre.
Deux faiblesses : le tournant dans l’histoire qui donne l’impression que l’auteur n’a pas exploité son idée à fond ; un manque d’acidité et de mordant qui auraient pu rendre ce livre incontournable.
Le pouvoir des mots
4/04/11
J’ai eu l’occasion aujourd’hui de participer à la journée d’étude « Littérature de jeunesse, littérature pour une vie » autour de l’écriture romanesque pour les jeunes. De ce colloque très intéressant organisé par L’école des loisirs, Castor Poche-Flammarion, Gallimard Jeunesse, Casterman et le Centre de Littérature de Jeunesse de Bruxelles, je souhaite vous faire partager une réflexion de Timothée de Fombelle lorsqu’on parle des « concurrents » du livre que sont les jeux vidéos, internet, etc. L’auteur, qui garde une confiance absolue dans le livre, évoque un jeune lecteur de son livre Vango (2010, Gallimard Jeunesse) :
Un lecteur qui me parle de Vango me dit « J’adore le moment où Vango vole au dessus de Paris » et il me fait le geste de Superman, comme ça, volant, et je cherche dans ma tête quel moment c’est ; et si je devais l’adapter au cinéma, effectivement, je devrais trancher : est-ce qu’il vole ou est-ce qu’il court, est-ce qu’il est habile ou est-ce qu’il est Spiderman ? Et là j’ai pas à trancher parce que les mots vont dire des choses à chacun différemment. La console, quand on la tourne vers la gauche, elle va vers la gauche et on va voir ce que voient tous les gens qui tournent vers la gauche.
SensCritique, kézako ?
20/07/10
Fondé par le co-fondateur de Gamekult, Clément Apap, Senscritique est un projet ambitieux ayant pour principal but de laisser les internautes s’exprimer en déposant des critiques et notations sur des films, jeux vidéo, séries télévisées, livres ou encore BD qu’ils auraient lu. Lancé en béta en janvier dernier, le site rassemble déjà plus de 2 000 membres béta-testeurs dont un pourcentage non négligeable de geeks amoureux de la critique qu’elle soit facile, sarcastique, littéraire et même parfois complètement vaseuse.
Le site est en perpétuelle évolution grâce en partie aux membres qui contribuent activement à l’amélioration du service en soumettant leur feedback qui est toujours le bienvenu. Dernièrement SC s’est vu optimisé et agrémenté d’un système de compatibilité entre utilisateurs à la sauce Last.fm. On se prend très rapidement au jeu jusqu’à en devenir addict.
Ça n’a jamais été aussi simple de critiquer une œuvre.
Très orienté Web 2.0, on reconnait rapidement l’influence des réseaux sociaux type Twitter et Facebook. Ici on ne parle pas de Follower ni d’ami mais d’éclaireur et d’abonné. A l’instar de Facebook, on dispose d’une page « Live » récapitulant en temps réel les dernières actions de ses éclaireurs sur lesquelles on peut réagir.
Une autre fonctionnalité de Senscritique permet aux utilisateurs de créer des listes d’œuvres pour exprimer tout et n’importe quoi. Ainsi on peut apercevoir des listes comme « Les aveugles ont beaucoup aimé les effets spéciaux », « Les films dont on ne sort pas tout à fait indemne », « Expériences vidéo-ludiques uniques », ou encore « J’y connais rien aux comics mais je vous conseille ça quand même ».
Un système de contribution encore en évolution permet à n’importe quelle personne d’ajouter du contenu façon Wikipédia. Une équipe se charge de valider ou non les informations ajoutées. En signe de distinction, les utilisateurs du service reçoivent des badges. Ces derniers permettent de récompenser les personnes actives ainsi que d’autres comportements parfois assez amusants.
A ce jour, le site est toujours en béta-test fermé, c’est-à-dire qu’il faut être invité par un membre du site, s’il lui reste des invitations, ou grâce à un code spécial distribué spontanément sur les pages Facebook et Twitter du site. Autant dire que les places s’arrachent à une vitesse folle, les 300 invitations de la dernière flopée s’étant envolées en moins de 20 minutes. Si vous mourrez d’envie de tester Senscritique, tentez votre chance du côté de Twitter, peut-être qu’une âme généreuse garde quelques places au chaud !
Cet article est issu du site 100% Geek – Just Geek and Human.
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Liens
Twitter @SENSCRITIQUE
Twitter #SENSCRITIQUE
SENSCRITIQUE sur Facebook
Ça vaut la peine de persévérer pour avoir une invitation, ce site est vraiment bien foutu (et vous donnera envie de vous enfermer chez vous pour lire et regarder des films à n’en plus finir) ! Moi, j’y suis Lylo, évidemment.
Comment parler le belge : un livre à déguster
17/07/10
Voilà un livre de belgicismes que je recommande plus que chaudement ! (« Elle est chaude comme une baraque à frites un soir de kermesse ! »)
Particulièrement goûtu pour les habitants de la région de Charleroi, puisqu’il parle de lieux connus comme Jumet-Gohyssart, le marché noir de Monceau, le judo-club de Couillet-Queue, les lacs de l’Eau d’Heure, la piscine Hélios de Charleroi et, le top du top, la définition du terme athénée parle de l’Athénée de Charleroi, rebaptisé depuis Athénée Royal Ernest Solvay, c’est à dire la chère école de mes études secondaires !
Il y a même une mention de Kiwi Jackson, c’est dire…
(Tout ça me donne envie d’écouter Radio Marcinelle dis donc… Mais on me dit dans l’oreillette que cette formidable station de radio locale a fermé, je ne sais pas si je pourrai m’en remettre.)
Quelques définitions :
Avoir bon
Ressentir du plaisir. Exemples : « Oh, j’ai bon », ou « Oh chérie, j’ai bon à ma quette ». Mais aussi : avoir donné la bonne réponse. Exemple : « Prof ? Prof ? À la question douze, j’ai bon ? » Contraire de « Mertt’ j’ai mauvais ».
Bauyard
Connard, imbécile. Désigne principalement quelqu’un qui vient de faire quelque chose de bête et qui vous dérange. Par exemple, « Hé bauyard, t’as marché su’mpi ! » convient si un importun vous heurte le métacarpe, ou « Tire tu del’voye bauyard » si un paltoquet encombre votre pas. À noter, « Fort Bauyard » peut être utilisé aussi bien pour dire « extrêmement bauyard » que « jeu télé démodé avec nains et tigres que même Patrice Laffont a déserté ». À ne pas confondre avec le « Cheval Bayard », sorte d’emblème statuesque présent dans de nombreuses villes, de Dinant à Dendermonde.
Brol
Trucs qui traînent, bazar, bordel (dans le sens de désordre). On appelle un enfant et on lui dit : « Quand tu auras fini de rentrer le charbon et de repeindre le toit, tu iras dans ta chambre ranger ton brol ! Et dépêche-toi, sinon maman a dit qu’on te renverrait faire le tapin deux heures de plus ! »
Cucuche
Sale, saligot. Terme familier pour qualifier un enfant qui vient de renverser sa pape patta’vautou sur son t-shirt Pokemon. Ou qui a bleffé son Nesquick sur le divan en Alcantara jaune canari qu’on a acheté à crédit dans le catalogue Nekermann.
Encore heureux
Ouf.
Essuie (de/à) vaisselle
Linge de maison servant à sécher couverts, verres et casseroles après qu’on les ait lavés et bien rincés, et que les français appellent torchon (ce qui est ridicule, vu qu’un torchon ça sert à laver par terre, tout le monde le sait). L’utiliser comme essuie-mains, c’est dégueulasse selon certains, moi je le fais et je l’utilise parfois mêêême comme serviette et bavoir. Mis sur la table, ça fait resto italien. Mis sur la tête, ça fait Arabe riche.
Monnonk
Mon oncle — équivalent local de « tonton ». « Maman, je vais aller dire bonjour à Monnonk Georch et Matante Irma. – D’accord ma chérie, mais ne rentre pas trop tard, n’oublie pas que l’infirmière vient à cinq heures pour ton lavement ! ». On peut aussi spécifier la célèbre expression destinée à ceux qui tentent de refaire l’histoire en disant « Oui mais si vous aviez fait ceci, si vous aviez dit cela », qu’on coupe en disant « Si ? Si ? Si Matante avait des couilles, on l’appellerait Monnonk. » (NDLylo : Spéciale dédicace à Monnonk Jean, le frère de ma Bonne-Maman. Merci.)
Mouflette (ou Mouffette, Mické, Snotte, Snottebelle, « un Le »)
Crotte de nez. « Oh merttt’, Mauro a encore éternué, son t-shirt Titeuf est plein d’mouflette. » Parfois, qui pend. On peut en faire des boulettes et les lancer, ou les coller sous la table, ou sur le mur. On peut les faire lécher par le chien. On peut aussi, plus hygiéniquement, les manger. Vive le recyclage.
Skette-braillette
Littéralement, « casse-braguette ». Sketter : casser, briser, rompre. Qualificatif de certains morceaux musicaux qui n’existent plus de nos jours : les slows. Un slow skette-braillette était tellement langoureux et romantique qu’il permettait le rapprochement pelvien des personnes sous les projecteurs et boules à facettes. Nombre d’entre nous avons été conçus lors de sessions fougueuses de rentre-dedans sur le siège arrière de la 404 de papa, suite à un roulage de pelle sauvage et profond pendant un slow skette-braillette. (…)
On y trouve aussi les explications des inévitables termes abi, à pouf, astruquer, balle-pelote, baraki, beniss, canlette, carabistouilles, cliquoter, colau, coumère, didjoss, disbautchi, dringueille, ducasse, evoy, frigolite, galaffe, godiche, ket (à ne pas confondre avec quette), kwistax, makka, mijolle, narreux, nom di dom, non peut-être, oufti, pourcha, pour finir, quetter, rabouloter, racusette, rawette, séééss, si fait, sin d’jeu, six-quatre-deux, speppieux, shpitroulle, en stoemeling, tchouler, tirer son plan, toquer, toudi, vitoulets, vogel pick, et bien d’autres encore.
« Oh Kimbèrlè qu’est-ce que tu as fait ?? Mais on ne peut pas faire des caraboutchats sur le papier-peint d’à Matante ! »
« Oh j’ai co fait din m’culotte. – Mais enfin, Laurence ! »
« Aïe ! Ça n’va né, baraki ?? – Quoi ? – Mais tu m’as lancé un parpin sur mon pied ! – Pffouuuu qu’t'es nounouille ! »
« Elle a fait du break dance sur sa tête et en tournant elle a accroché la casserole de bolo avec ses longs pieds, et il y en a eu patta’vautou dans la cuisine. Qué cucuche ta cousine ! »
« Rire c’est rire, mais pischi sul dos dè’s'grand-mère et dire qu’elle transpire, ça, ça n’est plus rire ! »
« Waaaati regarde là, la fille, qué des grosses loches ! »
Comme on peut s’y attendre, c’est surtout drôle quand on connaît les termes et la façon dont ils sont employés (intonation, accent, etc.), d’autant plus quand, comme moi, on a des grands-parents qui en utilisent la majorité au quotidien.
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Retrouvez tout ça dans Comment parler le belge (et le comprendre, ce qui est moins simple) de Philippe Genion, édité chez Points, 10€.
Arrêtez Internet, je veux réapprendre à lire.
6/07/10
Pour 29,90€ mensuels dans toutes les bonnes crèmeries, le Web rend crétin.
Depuis que je traîne sur Internet, je perds toute ma capacité de concentration à moyen terme : j’ai besoin d’une lecture par accidents, avec des paragraphes, sous-paragraphes, alinéas, liens, couleur, polices moches, du gras, de l’italique, et j’en passe.
S’il n’y a pas tout ça, je me fais profondément chier et je passe à autre chose; en général après une vingtaine de mots.
Sur Wikipédia je passe de Dostoïevski à la religion, puis à Einstein, puis au putain de baromètre de Bohr. J’ouvre des dizaines d’onglets, je les restaure soigneusement à chaque reboot de Firefox qui me prend 200Mo en RAM, mais je sais que je les lirai jamais. J’arrive par hasard sur un article de 14 paragraphes, je lis les 2 premières lignes et je quitte – je les aurai oublié deux heures plus tard. J’ai oublié comment faire pour m’immerger dans un roman de cinq cents pages.
Enfin bref, cet article en parle très bien. Constatant que l’homme moderne et dynamique (que nous sommes tous au fond de nous) perd sa capacité de concentration, je propose de rentrer en résistance et de parler des longs textes qu’on était tous capables de lire avant, les jours de pluie : ça s’appelait les livres.
Les livres et moi
12/06/10
1. Plutôt corne ou marque-page ?
Marque-page. Avec n’importe quoi d’ailleurs, tout ce que j’ai sous la main : billet de train, liste de courses, papier de bonbon, photo…et même parfois (mais rarement) un marque-page. La simple idée de corner une page me fait frémir, je ne suis pas de ceux qui aiment voir que le livre a vécu ; pour moi, toutes ces marques (bouquin écartelé, pages cornées, paragraphes annotés…) ne font qu’abîmer le livre en tant qu’objet, qui me fascine d’ailleurs. Il y a quelques mois, j’ai acheté la trilogie Millenium, de Stieg Larsson. À plus de 20 euros le bouquin, j’avais tellement la trouille d’abîmer les jolies couvertures d’un noir satiné que je les ai recouverts de papier cadeau le temps de les lire.
Du coup, j’avoue avoir du mal à les prêter, surtout à certains (au hasard, mon frère) qui n’en ont pas de respect. On est bien d’accord, chacun a sa vision des choses et son approche personnelle, mais quand on vous prête un truc, la moindre des choses est de le rendre dans l’état dans lequel on vous l’a prêté.
2. As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?
Oui, mais je trouve que c’est un cadeau délicat. Du coup, j’évite, en général, d’en offrir. À ma maman, j’ai déjà offert des romans, parce que je la connais suffisamment que pour savoir ce qui lui plaira. À Ced, quand on était un joli couple d’amoureux, j’ai offert un livre de poésie* parmi ses vingt-deux cadeaux d’anniversaire, parce que je voulais lui faire découvrir ce recueil qui est un des rares bouquins qui soient, pour moi, sorti du lot de la tonne de pages ingurgitée de force depuis le début de mes études, et parce que, s’il ne lit pas de romans, il aime la poésie. En dehors de ces deux exceptions, je ne me souviens pas avoir offert de livres à quelqu’un, du moins pas de romans : peur que ça ne plaise pas, peur qu’on me juge comme ayant « mauvais goût », aussi idiot que ça puisse paraître.
*Serres chaudes et Quinze chansons, de Maurice Maeterlinck
3. Lis-tu dans ton bain ?
Déjà, je suis plutôt douche que bain. Et les rares fois où je prends un bain, non, je ne lis pas. Ça ne m’est arrivé qu’une fois, avec Madame Bovary (Gustave Flaubert).
4. As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
Quand j’étais petite, comme pas mal d’enfants. J’aime écrire, mais je manque d’imagination ; je serais incapable de rédiger 200 pages sur la même histoire.
5. Que penses-tu des séries à plusieurs tomes?
Du bien ! J’aime beaucoup retrouver les mêmes personnages, les voir évoluer au fil des tomes… Je suis une inconditionnelle d’Harry Potter et j’ai vraiment adoré voir changer les interactions entre les personnages au fil de leur évolution personnelle. Bien sûr, ce qui vaut pour les séries TV vaut aussi pour les séries littéraires : il faut pouvoir s’arrêter à temps, ne pas trainer en longueur quelque chose qui s’essouffle.
6. As-tu un livre culte ?
Pas particulièrement, si ce n’est deux livres qui ont marqué mon adolescence par le nombre record de relectures que j’en ai faites : Le Passeur (Lois Lowry) et Junk (Melvin Burgess). Et Le Petit Prince (Antoine de Saint Exupéry), qui est différent à chaque fois qu’on le lit.
7. Aimes-tu relire ?
Oui, mais uniquement des livres que j’ai vraiment aimés. Quand je dois, pour les cours, lire un livre que j’avais déjà lu il y a X mois ou années mais ne m’avait pas emballée plus que ça, c’est vraiment pénible.
8. Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu’on a aimés ?
Je n’en ai jamais fait l’expérience, mais je dirais ne pas rencontrer. Pour que le livre garde son identité propre et sa part de mystère.
9. Aimes-tu parler de tes lectures ?
Oui et non : j’aime partager mes impressions, et à la fois j’aime garder tout ça pour moi, comme un trésor.
10. Comment choisis-tu tes livres ?
Je vais vers les couvertures les plus avenantes et/ou les titres les plus surprenants.
11. Une lecture inavouable ?
J’ai lu certains Marc Levy et Guillaume Musso.
12. Des endroits préférés pour lire ?
Mon lit, un fauteuil confortable…
13. Un livre idéal pour toi serait ?
C’est impossible : tout dépend du moment, de mon humeur, de mon état de fatigue, du lieu, des conditions…
14. Lire par dessus l’épaule ?
Quelle drôle d’idée !
15. Télé, jeux vidéos ou livre ?
À vrai dire, aucun des trois. Plutôt quelques bonnes séries sur ordinateur. Quand j’aurai retrouvé un peu de forces, ce sera livres, à n’en pas douter.
16. Lire et manger ?
Plus précisément, lire et grignoter.
17. Lecture en musique, en silence, peu importe ?
De préférence en silence, j’aime laisser résonner les mots dans ma tête (pas la peine d’évoquer mon hypothétique crâne vide, merci).
18. Lire un livre électronique ?
Il manquerait quelque chose. J’aime le livre en tant qu’objet, une jolie couverture, un papier agréable au toucher, parfois même odorant. Et je trouve ça plus reposant pour les yeux, en fait.
19. Livres empruntés ou livres achetés ?
À l’époque où je lisais beaucoup, j’allais à la bibliothèque 2 fois par mois, avec 3 cartes de bibliothèque différentes (du coup, mon père aveugle et ma grand-mère de 80 ans « lisaient » Marie-Aude Murail !), j’avais un rythme de 15-20 bouquins par mois, c’est tout bonnement impossible à suivre pour le portefeuille. Actuellement, j’achète la plupart des livres pour les cours, puisqu’au vu du nombre d’étudiants, il est impossible de compter sur la bibliothèque, mais en dehors de ça, il est rare que j’achète des livres, c’est un luxe que je ne peux pas m’offrir.
20. Quel est le livre que tu lis actuellement et quel sera le prochain ?
90 livres cultes à l’usage des personnes pressées (Henrik Lange). C’est plutôt une BD au format livre de poche, très chouette. J’en parlerai probablement dans un prochain article. Le prochain, on verra.
21. As-tu déjà abandonné la lecture d’un livre ?
Pour les lectures imposées, souvent, par manque de temps principalement. Sinon, assez peu, j’ai tendance à « me forcer » pour aller jusqu’au bout, peut-être de peur de rater l’intérêt du bouquin. Mais les livres non-imposés sont tellement rares depuis mon entrée à l’université, que je ne sais plus vraiment.



