C'toi le site web !
Article tagué lectures
[Lectures] La page blanche
22/01/12
Auteurs : Boulet au scénario et Pénélope Bagieu au dessin
Titre : La page blanche
Éditeur : Delcourt
Date de publication : 18 janvier 2012
Nombre de pages :
ISBN 13 : 978-2756026725
Thèmes : amnésie, solitude, imagination
Présentation par l’éditeur : Une jeune femme reprend ses esprits sur un banc sans se rappeler ni de son nom ni de ce qu’elle fait là. Menant l’enquête tant bien que mal, elle tente de recouvrer la mémoire et de retrouver son identité. Mais que va-t-elle découvrir ? Un passé romanesque fait de drames et de romances ou l’existence banale d’une femme ordinaire ? Et dans ce cas, saura-t-elle devenir quelqu’un après avoir été quelconque ?
Trois atouts : les dessins de Pénélope qui fourmillent de détails, notamment quand l’imagination de l’héroïne l’emporte ; le scénario original et dont la fin ne manque pas de surprendre ; les émotions qui s’en dégagent, tout en sobriété.
Deux faiblesses : amateurs d’action, passez votre chemin ! ici, c’est l’introspection qui est au rendez-vous ; à la première lecture, l’envie d’en savoir plus ne laisse pas le temps de profiter des illustrations.
Ce jeudi 19 janvier, Pénélope et Boulet étaient à Bruxelles pour une séance de dédicaces à la librairie Tropismes… Et voilà !
[Lectures] Forgotten
27/11/11
Auteure : Cat Patrick
Nationalité : américaine (traduit de l’anglais par Céline Laurent)
Titre : Forgotten
Éditeur : La Martinière Jeunesse
Date de publication : 2011
Nombre de pages : 296
ISBN 13 : 978-2-7324-4304-1
Thèmes : amour, amitié, différence, famille, deuil
Présentation par l’éditeur : Une intrigue mystérieuse plongeant le lecteur au cœur de la vie d’une adolescente qui va tout faire pour comprendre comment sa vie a basculé. Chaque nuit, la mémoire de Lili Lane s’efface. À son réveil, tout ce qu’il reste est un petit mot, écrit de sa main, lui relatant les événements de sa journée précédente. La vie de cette jeune fille de 16 ans est rythmée grâce à ces petits papiers, par le lycée et par son petit ami dont elle oublie chaque jour le nom. Lili Lane est hantée par des cauchemars d’un passé qu’elle ne comprend pas et par des visions de l’avenir qui l’effraient. Y aurait-il un lien entre toutes ces visions ? Lorsqu’elle découvre que Luke, son petit ami, en sait plus long qu’il ne le dit et que sa meilleure amie court un danger que seul son étrange don de voyance lui permet de combattre, Lili réalise qu’il est temps pour elle d’en apprendre un peu plus sur son passé… pour ne pas mettre son propre avenir en péril. En démêlant tous les indices, flashbacks et visions toujours plus troublantes, Lili Lane verra peu à peu surgir l’image d’une tombe. Quel est donc cet être cher qui a disparu ? Parviendra-t-elle, au fil de son enquête, à découvrir l’origine de son traumatisme, à savoir qui elle est et vivre normalement ? Pour cela, il lui faudra mener l’enquête jusqu’au bout. Drame psychologique, enquête, romance et fantastique, ce roman remarquable incite les lecteurs à réfléchir sur le rôle du hasard et du destin dans leur propre vie.
Trois atouts : la situation inhabituelle de l’héroïne ; le suspense qui tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page ; l’ambiance familiale créée par les non-dits.
Deux faiblesses : l’élément perturbateur arrive trop tard dans le cours du récit ; l’intrigue stagne donc à certains moments.
[Lectures] Tout est sous contrôle
20/11/11
Auteur : Hugh Laurie (interprète du Dr House)
Nationalité : britannique (traduit de l’anglais par Jean-Luc Piningre)
Titre : Tout est sous contrôle
Éditeur : Sonatine
Date de publication : 2009 en français (1996 pour la version originale)
Nombre de pages : 380
ISBN 13 : 978-2355840272
Thèmes : espionnage, terrorisme, théorie du complot, manipulation
Présentation par l’éditeur : On peut avoir un caractère de chien, un sens de la répartie assassin, mais rester, même malgré soi, un mec bien. Hugh Laurie, formidable interprète du Dr. House, a largement su le prouver sur le petit écran, il récidive avec ce thriller palpitant dont le héros, Thomas Lang est un ancien militaire d’élite qui, hormis sa Kawasaki ZZR1100, n’a pas grand chose à perdre. Aussi, lorsqu’on lui propose 100 000 dollars pour tuer Mr. Woolf, un riche homme d’affaire londonien, Thomas ne se contente pas de refuser poliment, mais pousse l’indécence jusqu’à essayer de prévenir la future victime du complot qui se trame contre lui. Une bonne intention ? L’enfer en est pavé. On retrouve dans ce thriller aussi prenant qu’un livre de Robert Ludlum, aussi décapant qu’un épisode de Dr. House, le mauvais esprit salvateur de Hugh Laurie, au service d’une intrigue passionnante et d’un personnage qu’on n’oubliera pas de sitôt.
Trois atouts : le style, pour autant que la traduction lui soit fidèle ; l’humour caustique ; le cynisme du narrateur/héros.
Deux faiblesses : l’histoire donne parfois l’impression de partir un peu dans tous les sens ; la deuxième partie m’a clairement moins plu que la première.
[Lectures] La première fois
13/11/11
Auteurs : Melvin Burgess, Anne Fine, Keith Gray, Mary Hooper, Sophie McKenzie, Patrick Ness, Bali Rai, Jenny Valentine
Titre : La première fois
Éditeur : Gallimard Jeunesse, collection Scripto
Date de publication : 2011
Nombre de pages : 250
ISBN 13 : 978-2-07069-686-4
Thèmes : sexualité, première fois, questionnements
Présentation par l’éditeur : Vous allez le faire ? Ou pas ? Vous devriez ? Ou pas ? Vous l’avez déjà fait ? Un cadeau ? Ou un fardeau ? Faire l’amour pour la première fois. Huit histoires pour en parler sur tous les tons. Graves ou légères, drôles, poignantes ou tendres, des situations très différentes évoquent tout ce que vous voulez savoir sur la perte de la virginité et dont vous n’avez pas envie de parler avec vos parents.
Trois atouts : chaque nouvelle montre une situation totalement différente malgré le point commun qui les relie ; une compilation de très bons auteurs jeunesse comme Anne Fine ou Melvin Burgess ; l’idée de regrouper des nouvelles sur ce thème est une bonne initiative, mais…
Deux faiblesses : aucune réponse apportée au public-cible ; une impression de tourner autour du pot, d’éviter d’aborder l’éléphant dans la pièce.
[Lectures] Comme un roman
30/10/11
Auteur : Daniel Pennac
Nationalité : français
Titre : Comme un roman
Éditeur : Gallimard
Date de publication : 1995 (1992)
Nombre de pages : 197
ISBN 13 : 978-2070388905
Thèmes : lecture, apprentissage, école, littérature
Présentation par l’éditeur :
Les droits imprescriptibles du lecteur
1. Le droit de ne pas lire.
2. Le droit de sauter des pages.
3. Le droit de ne pas finir un livre.
4. Le droit de relire.
5. Le droit de lire n’importe quoi.
6. Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible).
7. Le droit de lire n’importe où.
8. Le droit de grappiller.
9. Le droit de lire à haute voix.
10. Le droit de nous taire.
Trois atouts : une désacralisation de la lecture ; une approche différente du rapport entre lecteur et livre ; un rappel nécessaire de vérités fondamentales que les adultes ont tendance à oublier.
Deux faiblesses : la démagogie qui ressort de l’apologie d’une méthode présentée comme infaillible et vérifiable avec tous les adolescents ; les effets de ladite méthode paraissent trop homogènes pour être réalistes.
[Lectures] Le Magasin des Suicides
23/10/11
Auteur : Jean Teulé
Nationalité : français
Titre : Le Magasin des Suicides
Éditeur : Pocket (Julliard)
Date de publication : 2008 (2007)
Nombre de pages : 157
ISBN 13 : 978-2266179270
Thèmes : famille, suicide, dépression, optimisme
Présentation par l’éditeur : Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort ! Imaginez un magasin où l’on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l’humeur sombre jusqu’au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre…
Trois atouts : l’idée de départ originale et prometteuse ; l’humour noir ; la poésie qui se dégage de cette sorte de fable lugubre.
Deux faiblesses : le tournant dans l’histoire qui donne l’impression que l’auteur n’a pas exploité son idée à fond ; un manque d’acidité et de mordant qui auraient pu rendre ce livre incontournable.
[Lectures] Uglies
15/09/11
Auteur : Scott Westerfeld
Nationalité : américaine (traduit par Guillaume Fournier)
Titre : (Uglies tome 1) Uglies
Éditeur : Pocket Jeunesse
Date de publication : 2007
Nombre de pages : 432
ISBN 13 : 978-2-26615-924-1
Thèmes : beauté, société, nature, évasion
Présentation par l’éditeur : Tally aura bientôt 16 ans. Comme toutes les filles de son âge, elle s’apprête à subir l’opération chirurgicale de passage pour quitter le monde des Uglies et intégrer la caste des Pretties. Dans ce futur paradis promis par les Autorités, Tally n’aura plus qu’une préoccupation, s’amuser… Mais la veille de son anniversaire, Tally se fait une nouvelle amie qui l’entraîne dans le monde des rebelles. Là-bas, elle découvre que la beauté parfaite et le bonheur absolu cachent plus qu’un secret d’État : une manipulation. Que va-t-elle choisir ? Devenir rebelle et rester laide à vie, ou succomber à la perfection ?
Trois atouts : l’originalité de l’histoire de base ; les réflexions et questionnements de l’héroïne ; une idéologie différente qui pousse à des remises en question.
Deux faiblesses : les fautes d’orthographe trop nombreuses ; une vision un peu trop manichéenne de la société.
[Lectures] Les mésaventures de Tallulah Casey
10/09/11
Auteure : Louise Rennison (auteure du Journal intime de Georgia Nicholson)
Nationalité : anglaise (traduit de l’anglais par Catherine Gibert)
Titre : Les mésaventures de Tallulah Casey
Éditeur : Gallimard Jeunesse
Date de publication : 2011
Nombre de pages : 348
ISBN 13 : 978-2-84420-904-7
Thèmes : adolescence, complexes, relations amoureuses, amitié, théâtre
Présentation par l’éditeur : Tallulah Casey, quatorze ans et demi, trop grande, gros genoux et pas de poitrine, a été admise en stage d’été à Dother Hall, la fameuse école d’arts du spectacle, perdue en pleine campagne dans le Yorkshire. Faute de place au dortoir, Tallulah est hébergée chez les Dobbin, un couple « catho-écolo » épris de nature et parents d’insupportables petits jumeaux. Heureusement, Tallulah se fait vite une bande de copines et si, oh catastrophe, il n’y a pas de garçons à Dother Hall, le village en est truffé ! Il y a les frères Hinchcliff, tombeurs et membres d’un groupe rock, Alex, fils du patron du pub, sublime mais trop vieux, Charlie, Phil, Jack et Ben, élèves à la pension militaire voisine. Premiers baisers et situations délicates à gérer pour Tallulah qui apprend, lors de son évaluation catastrophique de mi-semestre, qu’elle a peu de chances de rester l’année prochaine… Mais soutenue par un de ses profs, Miss Fox qui lui confie le rôle de Heathcliff dans les Hauts de Hurlevent, Tallulah travaille et révèle sur scène tout son talent comique. La représentation est un succès et Tallulah reviendra passer l’année scolaire à Dother Hall !
Trois atouts : l’humour qui a fait le succès de l’auteure avec Le journal intime de Georgia Nicholson. Les personnages hauts en couleurs. Les références à des œuvres littéraires comme Les Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë.
Deux faiblesses : un goût de déjà-vu pour un roman qui n’est finalement rien d’autre que du Georgia Nicholson réchauffé. Le côté caricatural que prennent les personnages ainsi que chaque situation à laquelle ils sont confrontés.
Comment parler le belge : un livre à déguster
17/07/10
Voilà un livre de belgicismes que je recommande plus que chaudement ! (« Elle est chaude comme une baraque à frites un soir de kermesse ! »)
Particulièrement goûtu pour les habitants de la région de Charleroi, puisqu’il parle de lieux connus comme Jumet-Gohyssart, le marché noir de Monceau, le judo-club de Couillet-Queue, les lacs de l’Eau d’Heure, la piscine Hélios de Charleroi et, le top du top, la définition du terme athénée parle de l’Athénée de Charleroi, rebaptisé depuis Athénée Royal Ernest Solvay, c’est à dire la chère école de mes études secondaires !
Il y a même une mention de Kiwi Jackson, c’est dire…
(Tout ça me donne envie d’écouter Radio Marcinelle dis donc… Mais on me dit dans l’oreillette que cette formidable station de radio locale a fermé, je ne sais pas si je pourrai m’en remettre.)
Quelques définitions :
Avoir bon
Ressentir du plaisir. Exemples : « Oh, j’ai bon », ou « Oh chérie, j’ai bon à ma quette ». Mais aussi : avoir donné la bonne réponse. Exemple : « Prof ? Prof ? À la question douze, j’ai bon ? » Contraire de « Mertt’ j’ai mauvais ».
Bauyard
Connard, imbécile. Désigne principalement quelqu’un qui vient de faire quelque chose de bête et qui vous dérange. Par exemple, « Hé bauyard, t’as marché su’mpi ! » convient si un importun vous heurte le métacarpe, ou « Tire tu del’voye bauyard » si un paltoquet encombre votre pas. À noter, « Fort Bauyard » peut être utilisé aussi bien pour dire « extrêmement bauyard » que « jeu télé démodé avec nains et tigres que même Patrice Laffont a déserté ». À ne pas confondre avec le « Cheval Bayard », sorte d’emblème statuesque présent dans de nombreuses villes, de Dinant à Dendermonde.
Brol
Trucs qui traînent, bazar, bordel (dans le sens de désordre). On appelle un enfant et on lui dit : « Quand tu auras fini de rentrer le charbon et de repeindre le toit, tu iras dans ta chambre ranger ton brol ! Et dépêche-toi, sinon maman a dit qu’on te renverrait faire le tapin deux heures de plus ! »
Cucuche
Sale, saligot. Terme familier pour qualifier un enfant qui vient de renverser sa pape patta’vautou sur son t-shirt Pokemon. Ou qui a bleffé son Nesquick sur le divan en Alcantara jaune canari qu’on a acheté à crédit dans le catalogue Nekermann.
Encore heureux
Ouf.
Essuie (de/à) vaisselle
Linge de maison servant à sécher couverts, verres et casseroles après qu’on les ait lavés et bien rincés, et que les français appellent torchon (ce qui est ridicule, vu qu’un torchon ça sert à laver par terre, tout le monde le sait). L’utiliser comme essuie-mains, c’est dégueulasse selon certains, moi je le fais et je l’utilise parfois mêêême comme serviette et bavoir. Mis sur la table, ça fait resto italien. Mis sur la tête, ça fait Arabe riche.
Monnonk
Mon oncle — équivalent local de « tonton ». « Maman, je vais aller dire bonjour à Monnonk Georch et Matante Irma. – D’accord ma chérie, mais ne rentre pas trop tard, n’oublie pas que l’infirmière vient à cinq heures pour ton lavement ! ». On peut aussi spécifier la célèbre expression destinée à ceux qui tentent de refaire l’histoire en disant « Oui mais si vous aviez fait ceci, si vous aviez dit cela », qu’on coupe en disant « Si ? Si ? Si Matante avait des couilles, on l’appellerait Monnonk. » (NDLylo : Spéciale dédicace à Monnonk Jean, le frère de ma Bonne-Maman. Merci.)
Mouflette (ou Mouffette, Mické, Snotte, Snottebelle, « un Le »)
Crotte de nez. « Oh merttt’, Mauro a encore éternué, son t-shirt Titeuf est plein d’mouflette. » Parfois, qui pend. On peut en faire des boulettes et les lancer, ou les coller sous la table, ou sur le mur. On peut les faire lécher par le chien. On peut aussi, plus hygiéniquement, les manger. Vive le recyclage.
Skette-braillette
Littéralement, « casse-braguette ». Sketter : casser, briser, rompre. Qualificatif de certains morceaux musicaux qui n’existent plus de nos jours : les slows. Un slow skette-braillette était tellement langoureux et romantique qu’il permettait le rapprochement pelvien des personnes sous les projecteurs et boules à facettes. Nombre d’entre nous avons été conçus lors de sessions fougueuses de rentre-dedans sur le siège arrière de la 404 de papa, suite à un roulage de pelle sauvage et profond pendant un slow skette-braillette. (…)
On y trouve aussi les explications des inévitables termes abi, à pouf, astruquer, balle-pelote, baraki, beniss, canlette, carabistouilles, cliquoter, colau, coumère, didjoss, disbautchi, dringueille, ducasse, evoy, frigolite, galaffe, godiche, ket (à ne pas confondre avec quette), kwistax, makka, mijolle, narreux, nom di dom, non peut-être, oufti, pourcha, pour finir, quetter, rabouloter, racusette, rawette, séééss, si fait, sin d’jeu, six-quatre-deux, speppieux, shpitroulle, en stoemeling, tchouler, tirer son plan, toquer, toudi, vitoulets, vogel pick, et bien d’autres encore.
« Oh Kimbèrlè qu’est-ce que tu as fait ?? Mais on ne peut pas faire des caraboutchats sur le papier-peint d’à Matante ! »
« Oh j’ai co fait din m’culotte. – Mais enfin, Laurence ! »
« Aïe ! Ça n’va né, baraki ?? – Quoi ? – Mais tu m’as lancé un parpin sur mon pied ! – Pffouuuu qu’t'es nounouille ! »
« Elle a fait du break dance sur sa tête et en tournant elle a accroché la casserole de bolo avec ses longs pieds, et il y en a eu patta’vautou dans la cuisine. Qué cucuche ta cousine ! »
« Rire c’est rire, mais pischi sul dos dè’s'grand-mère et dire qu’elle transpire, ça, ça n’est plus rire ! »
« Waaaati regarde là, la fille, qué des grosses loches ! »
Comme on peut s’y attendre, c’est surtout drôle quand on connaît les termes et la façon dont ils sont employés (intonation, accent, etc.), d’autant plus quand, comme moi, on a des grands-parents qui en utilisent la majorité au quotidien.
_
Retrouvez tout ça dans Comment parler le belge (et le comprendre, ce qui est moins simple) de Philippe Genion, édité chez Points, 10€.
Arrêtez Internet, je veux réapprendre à lire.
6/07/10
Pour 29,90€ mensuels dans toutes les bonnes crèmeries, le Web rend crétin.
Depuis que je traîne sur Internet, je perds toute ma capacité de concentration à moyen terme : j’ai besoin d’une lecture par accidents, avec des paragraphes, sous-paragraphes, alinéas, liens, couleur, polices moches, du gras, de l’italique, et j’en passe.
S’il n’y a pas tout ça, je me fais profondément chier et je passe à autre chose; en général après une vingtaine de mots.
Sur Wikipédia je passe de Dostoïevski à la religion, puis à Einstein, puis au putain de baromètre de Bohr. J’ouvre des dizaines d’onglets, je les restaure soigneusement à chaque reboot de Firefox qui me prend 200Mo en RAM, mais je sais que je les lirai jamais. J’arrive par hasard sur un article de 14 paragraphes, je lis les 2 premières lignes et je quitte – je les aurai oublié deux heures plus tard. J’ai oublié comment faire pour m’immerger dans un roman de cinq cents pages.
Enfin bref, cet article en parle très bien. Constatant que l’homme moderne et dynamique (que nous sommes tous au fond de nous) perd sa capacité de concentration, je propose de rentrer en résistance et de parler des longs textes qu’on était tous capables de lire avant, les jours de pluie : ça s’appelait les livres.











