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Article tagué famille
Un visage d’ange
13/06/11
Aujourd’hui, Maëlle, 5 ans en août, m’a appris une chanson :
Je fais du tam-tam sur le cul de ma femme
Je lui tire les nichons pour avoir du citron
L’innocence d’un enfant, c’est si beau.
Heureusement, sa petite sœur de deux ans et demi est plus polie : elle dit « non merci » quand on l’emmène pour sa sieste.
All about family
5/03/11
Cette dernière semaine a été particulièrement éprouvante. J’ai perdu un membre de ma famille au bout de ce qu’on appelle avec un euphémisme navrant une longue et pénible maladie. De nombreuses années de souffrance pour lui et les siens, et tout ça s’est arrêté lorsqu’il s’est éteint paisiblement à cinquante-cinq ans, le 24 février dernier. Ces dernières années, je l’ai très peu vu. Les aléas des relations familiales… Mais je suis allée lui rendre visite il y a quelques temps, le 30 décembre, en sachant que c’était la dernière fois. Grâce à ça, je me sens en paix. Il avait beau être profondément malade, ses attitudes, son visage et surtout sa voix étaient toujours ceux que j’ai toujours connus, je ne garderai pas l’image de cet homme affaibli mais celle de mon tonton un peu cow-boy, motard impressionnant derrière sa barbe noire et sa voix grave. Celui qui m’a jetée toute habillée dans la Meuse quand j’étais ado, un dimanche chaud où je me désolais de ne pas avoir mon maillot pour accompagner mes cousins dans l’eau. Celui à qui la gosse de quatre ou cinq ans que j’étais est allée fièrement se montrer en kimono en rentrant du judo.
Le plus difficile à vivre est l’avalanche d’images qui se succèdent depuis le jour de ses funérailles, toute la souffrance de mes grands-parents. À quatre-vingt cinq ans, ils voient leur fils partir avant eux. Je ne pourrai jamais oublier les sanglots de ma grand-mère effondrée sur le cercueil, la sensation de tout son corps secoué de tremblements que je porte presque plutôt que soutenir, leurs mains qui ne se sont pas lâchées de la journée. Ils avaient l’air tellement vulnérables devant ce carré d’herbe, comme des enfants perdus. On ne se remet pas d’avoir vu ses grands-parents pleurer.
Bent or broken, it’s the family tree. Strong or fragile…
16/02/11
Comme cette première semaine de juillet, chaude et moite. La peur du téléphone qui sonnera tel le glas. « Je te tiens au courant dès que… dès qu’il y a du nouveau.«
Et on a beau savoir depuis longtemps que ça arrivera, se retrouver précipitamment confronté à la réalité si concrète est terrible. Savoir que « ce sera mieux comme ça » ; peut-être, mais ça n’empêche rien. Je veux juste que ça se passe calmement, sans souffrances, il en a déjà enduré bien trop.
La minute Bisounours
8/01/11
Ma filleule, c’est la plus mignonne petite fille du monde ; elle est super chouette, choupie et rigolote. Je la vois malheureusement beaucoup trop peu, par manque de temps et de disponibilité à cause de mes études. Alors comme je ne peux suivre son évolution que de loin, je dégaine l’appareil photo dès que je les vois pour les mitrailler, elle et ses soeurs. Je ne résiste donc pas à l’envie de vous présenter Claire, deux ans, ma P’tite Bulle.

Les autres photos se trouvent dans cet album.
Wallpaper
5/08/10
Moi qui d’habitude aime les fonds d’écran plutôt sobres, ou du moins simples, assez épurés… Je ne sais pas si celui-ci fera long feu, mais de toute façon, j’ai toujours des tonnes de fenêtres ouvertes qui le cachent. Bref, un pêle-mêle de photos de mes petit(e)s cousin(e)s transformées en polas via Poladroïd, et d’images plutôt abstraites qui me plaisent. Une soirée Photoshop pour pas grand-chose finalement, mais bon… :-)
J'ai vingt ans et une maman.
6/04/09
Un nouveau départ, de nouvelles bases, solides cette fois. Enfin, je vais pouvoir me construire avec la confiance de ceux qui m’entourent, sans quelqu’un pour m’enfoncer, pour se reposer sur moi à m’en étouffer.
Aujourd’hui, la chenille devient papillon. Aux oubliettes, cette petite chose fragile qui voulait s’effacer ; à force de s’entendre dire qu’elle était de trop, elle a fini par y croire plus que quiconque. Fini de ramper tête baissée, le moment est venu de prendre son envol, puisqu’enfin on s’en sait capable.
[One day I'll fly away...with you. C'est maintenant.]
« And all I can do is try »
30/06/08
Mais ici, rien de cela. Un cahier dont les pages se couvrent d’encre bleue, et pourtant, dans ma tête, rien ne change. L’impression de ne pas avoir trouvé les mots pour exprimer ça. Et surtout, c’est une inquiétude qui reste latente, des phrases bien agencées ou la volonté de me prendre en mains jamais ne feront peur à un cancer. Ce n’est pas ça qui ôtera les métastases du cerveau de quelqu’un qu’on aime, même si l’on a jamais été vraiment proches.
Mais bizarrement, ce n’est pas ça que j’ai le plus de mal à supporter. Au contraire. Peut-être le fait de savoir que je ne suis pas impliquée là-dedans, que je ne peux absolument rien y changer. Bien sur j’ai peur. Mais même s’il n’a été diagnostiqué qu’il y a un an, il y a longtemps que cette famille s’attendait à ce cancer. Rémission depuis la fin de la chimiothérapie en novembre, mais je crois qu’un retour de flammes pour la vie qu’il a menée n’est une surprise pour personne. Alors je suis zen. Je n’imagine pas vraiment que ça pourrait mal tourner, et c’est mieux. J’y serai peut-être forcée dans quelques temps, en voyant l’évolution des choses et les résultats de l’opération, mais il sera temps d’aviser à ce moment là – si ce moment se présente. Je ne veux pas qu’une inquiétude irrationnelle vienne gâcher la fierté de tout le chemin que j’ai parcouru, qu’elle vienne entacher ce sentiment tout neuf d’être suffisamment forte.
Alors non, je ne m’inquiète pas particulièrement, une fois le choc passé. Disons plutôt que divers éléments comme celui-là préparent le terrain à des moments plus difficiles, des coups de cafard qui sont plus fréquents pour le moment. Et dans un certain sens, une culpabilité, ou du moins un malaise, du fait d’être plus préoccupée par la raison de ces coups de cafard que par l’état de santé de mon oncle. D’être plus vulnérable à propos de ça. Y penser tellement, sourire pour certaines choses et être triste pour d’autres. Je n’arrive pas à trouver de stabilité dans cette histoire, impression d’être toujours exposée au grand vent, et vaciller à la moindre bourrasque. Si c’était à refaire pourtant, je voudrais que tout se passe de la même façon, ou presque. Je me vois changer de point de vue, je me sens commencer à apprivoiser celle que je suis, m’apprécier telle que je suis, plutôt que toujours vouloir être une autre, et me fuir moi-même, m’effacer à cause du sentiment que moi, seulement moi, ça ne suffit pas. Je prends conscience que je peux avoir de la valeur, mais il a fallu le voir dans les yeux de quelqu’un d’autre pour y croire. Voilà pourquoi je ne reviendrais pas en arrière, même si la situation telle qu’elle est ne me convient visiblement pas. Et c’est probablement pour ça aussi que je voudrais plus, même si je sais qu’il faut que j’arrête d’espérer comme ça, les choses étant claires. Il y a un goût de trop peu, et un goût de « ça pourrait être bien ».
Grenouille & P’tit Michelin
25/06/08
Laure, 4 ans « tout seul » (ben oui, après elle aura 4 ans et demi !)




