Honestly, I’m scared to get too close to people. It seems that everytime I get close to someone, they always have a reason to leave later on. Maybe it’s fate teaching me that life goes on, or maybe I just trust the wrong people.
Même en amitié, je n’y crois plus vraiment. Depuis toujours, persuadée de n’avoir intérêt, aucune raison qui fasse que l’on m’apprécie. Il y a eu ceux qui m’ont fait sentir que j’étais de trop, qu’ils ne faisaient que me tolérer. Ceux qui l’ont dit haut et fort. Ceux qui ont fait semblant, qui ont fait comme si, pour se retourner contre moi à la moindre occasion. Ceux en qui j’avais confiance et qui m’ont lâchée comme si j’étais contagieuse. Aucun n’était là quand j’en avais besoin.
Et puis, il y a eu eux. Une nouvelle vie, de nouvelles personnes, de nouvelles expériences. Débuts difficiles avec certains. Mais on a partagé des moments de toutes sortes, se connaissant mieux au fur et à mesure, et ces débuts chaotiques se sont remplacés par une suite bien meilleure. Ils font partie de mes plus belles années jusqu’ici, c’est avec eux que j’ai construit mes meilleurs souvenirs. Souvenirs basés finalement sur du vent. Il y a ceux desquels je n’ai jamais rien attendu, sachant très bien que nous n’étions liés que par nos connaissances communes et la force des choses. Il y a ceux qui sont là en fond, parfois, souvent, au cas où, tout dépend. Et il y a ceux qui finalement, ne fond pas partie de cette catégorie. Ceux dont on apprend, au bout de quatre ans, que rien n’a changé depuis le début, excepté le fait qu’ils se contentent de me démolir derrière mon dos. Ceux en qui j’avais confiance et qui n’ont jamais arrêté d’être comme les autres, finalement. Ceux qui m’ont le plus profondément déçue et blessée. Ceux qui m’ont rendue craintive vis à vis de tout signe d’intérêt. Ceux qui ont fait que j’ai peur de ce qui pourrait arriver, parce que je sais que je suis vulnérable. Parce que malgré tout, je ne peux pas m’empêcher de m’attacher, de faire confiance probablement trop facilement aux autres. Je dois avoir une âme de Bisounours, et ça fait de moi une cible facile.
C’est ma faute, aussi. Toujours incapable de dire aux gens quand j’ai besoin d’eux.
Attendre, et me refermer sur moi parce que ça ne vient pas.
Ca passera, ça finit toujours par passer.
Le sourire reviendra, bientôt j’espère.
Même si c’est difficile. Même si je voudrais que la situation soit différente. Même des fois je me dis que c’est pas juste, que ça devrait être autrement. Même si je voudrais que tout se passe comme j’aurais pu en rêver, ou simplement autrement, dans un parcours sans embûches. Même si j’ai peur des regrets. Même si j’ai beaucoup de mal à accepter que ce soit comme ça.
Même si… Au fond, profiter, toujours. Profiter parce que c’est dur, mais c’est agréable aussi. Profiter parce que de toute façon, quoi que je fasse, je ne pourrai pas changer les choses. C’est comme ça, alors autant faire avec et en tirer tout le positif. Prendre ce que tout ça peut m’apporter, et mine de rien, tout cet inconnu, zone d’ombre que je découvre peu à peu, m’apporte certaines choses. Un peu plus de confiance en moi, en me disant que finalement peut-être que j’en vaux la peine. Pouvoir parler, tout dire librement et comme je le pense. Enfin dans ce cas-ci, c’est plutôt ce que je ressens, et l’écart entre le ressenti et la pensée est perturbant.
Je ne devrais pas, mais je me rends compte que j’espère qu’un jour cette situation changera. Sauf qu’il faut que je me contente de la donne telle qu’elle est maintenant. Heureusement, elle n’empêche pas certaines choses, auxquelles je me suis vite habituée et qui me manqueraient…