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Steve Jobs 1955-2011
6/10/11
Internet ne parle que de ça : Steve Jobs, fondateur d’Apple et de Pixar, est décédé. Je n’ai rien de bien intéressant à en dire, mais je souhaitais rassembler ici quelques extraits d’articles, et une vidéo très importante (que vous avez certainement déjà vue passer une vingtaine de fois aujourd’hui). Ça me fait quelque-chose, peut-être parce qu’il y a quelques mois, mon oncle est décédé, à 56 ans lui aussi, après une bataille contre le cancer qui a eu environ la même durée que celle qu’a menée Monsieur Jobs. Qu’on soit MacAddit ou pas, on ne peut le nier : c’était un grand Monsieur. En témoigne le discours qu’il a prononcé à Stanford en 2005 : à voir en version originale ou sous-titré en français.
On avait remarqué son absence il y a deux jours lors de la Keynote où son successeur, Tim Cook, a présenté l’iPhone 4 S ; certains avancent d’ailleurs qu’il était probablement déjà mort à ce moment.
Michelle et moi-même sommes attristés d’apprendre la nouvelle de la mort de Steve Jobs, a déclaré le président américain Barack Obama. Steve était l’un des plus grands inventeurs américains, assez courageux pour penser différemment, assez audacieux pour croire qu’il pouvait changer le monde, et assez talentueux pour le faire. En bâtissant l’une des entreprises les plus prospères de la planète en démarrant dans son garage, il était l’exemple même de l’ingéniosité américaine.
Bill Gates, son « meilleur ennemi » comme le présente 20minutes.fr, s’est lui aussi exprimé :
J’ai rencontré Steve il y a près de 30 ans. Nous avons été collègues, compétiteurs et amis pendant plus de la moitié de nos vies. Le monde a rarement vu quelqu’un avec un impact aussi profond que Steve a eu, les effets seront sentis par les générations futures. Il me manquera énormément.
À lire :
Steve Jobs, l’homme visionnaire qui voulait changer le monde (et qui a réussi) – 20minutes.fr
Steve Jobs Is Dead – un hommage touchant de Gizmodo (en anglais) :
If you use a computer or smartphone today, it is either one he created, or an imitation of his genius. He changed the way movies are made, the way music is sold, the way stories are told, the very way we interact with the world around us. (…)
In 1976 he started Apple in a garage. Together with Steve Wozniak, he shipped the first true fully-built personal computer, the Apple I. He drove development of the Mac, understanding that it was the future of computers. The great thing that we would all see. He brought in a grown up to run the company. And that grown up forced him out of the company that he built and into the wilderness. (…) He also started the best movie studio of the past 30 years. Pixar’s films were innovative, to be sure. (…)
He was our emblematic genius. In 100 years, when historians talk about the emergence of the age of intelligent machines, it is Steve Jobs they will hold up as the great exemplar of our era. (…)
He was not a god. He was simply a man.
Yet for all his faults, he changed the world. He made it better.
Un peu plus qu’un patron – une touche d’humour dénuée de sarcasme (fait suffisamment rare dans ce type de situations pour être mentionné), sur le blog illustré de Martin Vidberg (LeMonde.fr)
Enseignement et niqab : jusqu’où peut-on aller sous couvert des libertés individuelles ?
16/04/11
« La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. »
Samira Béjaoui Choubana, une enseignante de Tunis, a publié hier sur Facebook une « Lettre ouverte à [sa] collègue qui a voulu donner cours en portant le niqab« . En effet, une enseignante de l’université de Sfax est récemment allée dispenser ses cours en portant le niqab, ce qui n’a pas manqué de faire des remous. Les étudiants concernés par le cours ont quitté la salle.
Je ne vous connais pas mais comme vous j’ai fait des études supérieures poussées qui m’ont permis de devenir enseignante universitaire pour participer un tant soit peu à la formation de générations d’étudiants. Comme vous, et beaucoup d’autres, je me sens investie d’une mission : celle d’éclairer mes étudiants, non seulement en les aidant à acquérir quelques connaissances mais en leur ouvrant des horizons, aussi bien dans la discipline enseignée que dans d’autres domaines de la vie. Je considère que notre statut d’enseignants nous autorise à leur apprendre à apprendre, à réfléchir et à appréhender les vicissitudes de la vie ; il nous autorise à leur ouvrir les yeux et l’esprit sur certaines réalités, à leur inculquer des valeurs nobles. Toutefois, nous nous devons de les considérer comme des partenaires, des associés dans cette merveilleuse expédition éducative. Nous ne devons pas occulter le fait que, si notre rôle est de leur apporter ce petit plus, nous n’avons aucun droit de les traiter de haut, de voir en eux des gens subalternes. Voilà pourquoi le meilleur atout pour une relation saine, équilibrée et surtout enrichissante entre professeur et étudiants (ou élèves) demeure le RESPECT mutuel.
Or, permettez-moi de vous poser cette question, comment peut-on prétendre respecter l’autre en lui imposant un dialogue, un cours ou un débat avec un fantôme ? Oui, je n’ai pas peur des mots, je considère que« parler » à une forme qui se veut humaine, complètement cachée sous un voile, équivaut à parler à un fantôme. Pire encore, l’enseignante qui prend cette décision insensée d’entrer en classe avec ce déguisement dresse, consciemment ou inconsciemment, un écran entre elle et ses étudiants, un mur. Elle se hisse dans une tour d’ivoire d’où elle va prodiguer le Savoir, le Cours brut. La communication ? trop peu pour elle ; l’échange ? c’est pour les autres ; le dialogue ? elle n’en a que faire.
Je ne vais pas entrer dans une exégèse du Coran mais où est-il mentionné qu’une « bonne » musulmane doit porter le niqab ? Pourquoi cette tenue serait-elle plus adéquate que celle qu’une musulmane doit mettre pour faire sa prière? Puisque je crois savoir qu’à ce moment privilégié de communion avec Allah on doit laisser découverts le visage et les mains. Je ne vais pas vous attaquer dans cette pseudo liberté personnelle de porter ce que vous voulez mais j’ai juste un petit conseil à vous donner, de collègue à collègue : restez dans votre logique de bonne musulmane et rappelez-vous que même votre voix est 3awra, donc plutôt que de donner votre cours en niqab, faites-le photocopier, faites-le distribuer (des fois que vos mains toucheraient celles de l’un de vos étudiants) et… RESTEZ CHEZ VOUS. D’ailleurs la réaction, ô combien mature, de vos étudiants vous l’a clairement signifié!
(Info transmise par Lilithaw)
Premier prix du mauvais goût journalistique pour la Dernière Heure
25/03/11
(Titre adapté de l’article de Mateusz, ex-rédacteur pour la DH, de qui l’illustration a été reprise)
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Il faut le voir pour le croire : ce vendredi matin, le site web du journal belge la Dernière Heure publiait, dans la rubrique « Société », un article intitulé Prostitution : Le Top 5 des bonnes adresses et sous-titré avec un goût douteux Sodomie, fellation,… Demandez le programme.

Que l’on me corrige si je me trompe, mais il ne me semble pas avoir lu le nom de l’auteur lorsque j’ai lu l’article ce matin ; c’est chose faite puisque l’on peut maintenant lire l’article signé d’Anne Vanbrabant. Sans aucun commentaire introductif qui indiquerait la démarche poursuivie ou le but d’un tel article, Anne Vanbrabant nous propose, sous couvert du plébiscite des internautes (dans quel sondage ?) cinq jeunes (?) femmes (??) classées par catégories : sodomie à Bruxelles, fellation bon marché, expérience trash, entreprenante, rapport qualité-prix. À noter que pour l’expérience trash, c’est une certaine Julie, qui pratique le sexe non protégé (fellation sans préservatif) qu’on encourage le lecteur à aller voir.
On croirait lire un article sur des restaurants sympas.
Et on appelle ça du journalisme ? Madame Vanbrabant a effectivement une licence en Information et Communication de l’Université de Liège. Mais il faut croire que l’actualité ne donne pas assez de sujets à traiter…
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Edit : En cours de journée, l’article décrié a été retiré du site internet de La Dernière Heure, à la demande d’André Linard, Secrétaire général du Conseil de déontologie. (Source)
Internet vu par les JT, il y a quinze ans
22/12/10
Belgique, mère patrie…
6/10/10
Après le coup d’éclat de la N-VA ce lundi, le journal Le Soir publie aujourd’hui les résultats du sondage réalisé sur son site du 4 au 6 octobre, et ce n’est pas brillant :
Les résultats de notre sondage en ligne ont le mérite de la clarté : le pessimisme règne. Une grosse majorité des internautes du soir.be ne voit pas d’issue à la crise actuelle, si ce n’est la fin de la Belgique.
À sa manière, François Pirette évoque lui-aussi la crise que nous connaissons en ce moment :
Enfin, je me contenterai de rappeler les paroles de la Brabançonne, hymne national qui tranche ironiquement avec la situation actuelle…
Ô Belgique ! Ô Mère chérie !
À toi nos cœurs, à toi nos bras,
À toi notre sang, ô Patrie
Nous le jurons, tous, tu vivras,
Tu vivras, toujours grande et belle,
Et ton invincible unité,
Aura pour devise immortelle
Le Roi, la Loi, la Liberté !
Brèves #5
30/09/10
✘ Aujourd’hui (enfin, hier, vu l’heure) a eu lieu à Bruxelles l’Euromanif, manifestation qui a une fois de plus paralysé la capitale européenne. Mais est-ce vraiment pour ce statut que la ville de Bruxelles est régulièrement choisie par des manifestants étrangers comme théâtre de leurs protestations ?
✘ Tout n’est pas encore prêt, mais mon nouveau kot commence à prendre sérieusement forme, à commencer par mon bureau :
✘ Une info qui fâche au sujet de la sécurité à la SNCB (enquête de La Libre Belgique en collaboration avec la RTBF)
✘ The Girl Effect : les mots sont inutiles… (via Saucebolo)
Manhattan-Kaboul belgisée
8/09/10
Manhattan-Kaboul, c’est la chanson qui m’a le plus touchée au début de mon adolescence. Renaud et Axelle Red, deux artistes que j’aime énormément, aux voix si particulières se mariant tellement bien.
Claude Ferry, accompagné de Loria, a réalisé un pastiche de cette superbe chanson, en lui donnant des paroles qui font écho à l’actualité (qui dure…) belge. Et ça donne My Small Land Maboule.
Brèves #4
27/07/10
✘ « Depuis qu’on se connaît tu m’as dit 10 fois que tu changeais, que tu faisais table rase et que tu recommençais. Là non plus, je n’y crois plus. Parce que fondamentalement, ton mal-être est ton mode d’existence et que tu en as besoin, c’est lui qui te définit. » Guess who was wrong, enfoiré ?
✘ Voilà ce que c’est d’avoir une âme d’aventurier : on se retrouve attaqué par des Pokemons sauvages dans les hautes herbes !
✘ À propos de Pokemon… Trouvailles sur Facebook : « T’as pas du feu? – Ha non dsl mais j’ai mon Salamèche si tu veux. » et « Ma maison brûle!! Appelle les pompiers!!! » « T’inquiète, j’ai mon Carapuce » (attaque trempette !)
✘ Dernièrement devant mon objectif : ça remonte un peu, mais mon gentil voisin a fait un grand feu que je me suis amusée à photographier, toujours de la macro dans le jardin, en particulier des insectes, et quelques clichés de ce que j’ai pu voir du feu d’artifice du 21 juillet à Beignée. Malheureusement, la majeure partie était cachée dans les arbres, et en plus j’ai commencé au 18-55mm avant de me rappeler que j’avais un téléobjectif. Boulette un jour… Comme d’habitude, le tout est visible dans ma galerie sur Flickr.
✘ Sujet d’actu : hier, Oscar (26 ans), premier greffé « complet » du visage est sorti d’un hôpital de Barcelone. Il a subi fin mars une intervention chirurgicale qui a mobilisé une trentaine de personnes pendant 24 heures. À voir sur 20minutes.fr
✘ Toujours dans l’actualité, comme je sais que vous êtes de grands fans, voilà un teaser du nouveau clip de Michel Sardou, remix d’un de ses grands succès, j’ai nommé Être une femme en 2010.
Michel Sardou – Être une femme 2010 – teaser
En prime, un commentaire d’Elixie sur le phénomène (retrouvez l’article complet sur madmoizelle.com)
Il y a 30 ans, Michel Sardou chantait « Femme des années 80, mais femme jusqu’au bout des seins, ayant réussi l’amalgame de l’autorité et du charme« . Aujourd’hui, Michou a la rage et on le comprend : la femme est allée trop loin, elle est devenue un homme accro au doliprane qui ne regarde même plus TF1. L’indépendance c’est bien beau mais faut pas pousser Mémé dans les orties, vous vous rendez compte qu’en 2010 la femme n’a plus besoin d’un mari ? Sainte Mère de Dieu, et en 2040 ce sera quoi ? Elles se feront greffées des pénis sur le front comme des licornes !
L’art est-il tout permis ? Je suis peut-être réac’…
14/07/10
… mais malgré mon humour noir généralement assez prononcé, certaines choses ne me font pas (sou)rire.
Ces derniers temps, l’art semble être prétexte à tout et n’importe quoi. Dans cet article, il sera surtout question de n’importe quoi : en une demi-heure, j’ai pu voir deux exemples de ce que j’appellerais plutôt des dérives de la provocation que des œuvres d’art.
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Premièrement, l’affiche d’une exposition représentant une femme nue à la tête de Mickey, allongée devant une croix gammée, réalisée par l’artiste italien Max Papeschi.
Faisant partie d’une série, intitulée Politiquement incorrect, où l’artiste mélange icônes de la culture populaire américaine et images de guerre et de destruction — le clown Ronald de McDonald y est ainsi transformé en soldat à la mitrailleuse en Irak — elle côtoiera d’autres œuvres lors d’une exposition d’art contemporain à Proznan, en Pologne, où elle déclenche la polémique, comme en témoigne cet article du Soir. Je serais curieuse de connaître la réaction de Disney…
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Ensuite, c’est d’une vidéo dont je vais vous parler. L’ « artiste » australienne Jane Korman, elle-même juive, dans une volonté de « donner un nouveau regard sur la Shoah », a filmé sa famille dansant sur I will survive, le tube de Gloria Gaynor, dans les camps de concentration et d’extermination d’Auschwitz (Pologne), Dachau (Allemagne) et Terezin (République Tchèque). Parmi ces personnes, son père de 89 ans, Adolek, rescapé d’Auschwitz.
Les avis sur cette vidéo sont très partagés. Si je peux envisager que certains approuvent l’initiative, je ne la placerai jamais sous l’appellation « art ». Je suis peut être trop conservatrice sur ce point, mais voir des gens faire les guignols en se trémoussant sur I will survive devant des fours crématoires ou sous la tristement célèbre enseigne d’Auschwitz qui proclame Arbeit macht frei (« le travail rend libre »), j’ai vraiment du mal. D’accord, en connaissant leurs motivations, on voit qu’il ne s’agit pas de se moquer ou de nier l’importance de la Shoah. Mais qu’est-ce que ça peut apporter ? J’essaye d’avoir une pensée novatrice, mais malgré tout, je ne peux pas refouler un certain dégoût ou nier que je sois choquée devant de telles images. Quant à ce but de changer le regard sur la Shoah, c’est selon moi faire preuve d’une incroyable prétention à s’atteler à un défi qu’il est impossible — et indécent — de vouloir relever.
À lire : article de 7sur7.be
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(En dehors de ça, je ne peux que vous conseiller le film La vie est belle, de et avec Roberto Benigni.)
Brèves #1
4/06/10
✘ Pour avoir un aperçu plus concret de l’étendue de la nappe de pétrole au large de la Louisiane, un petit dessin vaut mieux qu’un long discours. (via Nico, merci !)
✘ Le moment Facebook : contrairement à ce que disent mes contacts, Facebook en latin n’est pas le top. Plus drôle encore, en 1337 5|*34|< (leet speak). Je n’ai pas tenu 24 heures avant de remettre mon compte en anglais (je fais partie de ces inconditionnels qui ne se sont jamais faits à la version francophone), le tout étant assassin pour les yeux et préparant le terrain pour une bonne migraine, mais ça vaut le coup d’œil ! Morceaux choisis :
✘ Un coup de cœur musical : On saturday afternoons in 1963, de Rickie Lee Jones
✘ Bientôt, un article plus axé culture sur Fernando Pessoa, une personnalité qui me fascine plus par son génie que par sa poésie. À découvrir quand j’aurai le temps de rédiger ça :-)
Et parce que je vous aime…










