Lylo.be
C'toi le site web !
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15/06/08
Examens terminés, il était temps… Mais cette année est passée à une vitesse folle. J’ai tellement changé en un an. 17kg de moins, trouver la voie qui me convient, me créer d’autres repères, acquérir peu à peu de la confiance en moi, vivre par moi-même et être enfin celle que je suis vraiment, rencontrer des personnes qui m’ont beaucoup apporté… La rhéto a beau me manquer (et surtout eux), et les souvenirs me rendre nostalgique, ça a vraiment été une bonne année. Beaucoup de progression personnelle, j’ai vraiment évolué dans un sens qui me plait.
Et puis demain et mardi, direction chez champidou, et même voir les autres donzelles infréquentables. Mine de rien j’ai la trouille, mais champi & chou ensemble, ça va être du tonnerre…
9/06/08
29/05/08
Même si… Au fond, profiter, toujours. Profiter parce que c’est dur, mais c’est agréable aussi. Profiter parce que de toute façon, quoi que je fasse, je ne pourrai pas changer les choses. C’est comme ça, alors autant faire avec et en tirer tout le positif. Prendre ce que tout ça peut m’apporter, et mine de rien, tout cet inconnu, zone d’ombre que je découvre peu à peu, m’apporte certaines choses. Un peu plus de confiance en moi, en me disant que finalement peut-être que j’en vaux la peine. Pouvoir parler, tout dire librement et comme je le pense. Enfin dans ce cas-ci, c’est plutôt ce que je ressens, et l’écart entre le ressenti et la pensée est perturbant.
Je ne devrais pas, mais je me rends compte que j’espère qu’un jour cette situation changera. Sauf qu’il faut que je me contente de la donne telle qu’elle est maintenant. Heureusement, elle n’empêche pas certaines choses, auxquelles je me suis vite habituée et qui me manqueraient…
24/05/08
En examens. Je tiens pour l’instant, j’y arriverai. Je n’atteindrai peut-être pas le but que j’ambitionnais, mais je ferai tout ce que je pourrai pour réussir. Tellement de choses ont changé, cette année. Ma perception de moi, d’abord. Non seulement je sais vivre sans ma maman, mais en plus, je me suis rendu compte que je ne suis pas moins que les autres. Ici, j’ai découvert qu’on pouvait m’apprécier pour moi, pour celle que je suis. Grande découverte que celle de pouvoir rencontrer des gens qui m’apprécient, sans avoir été intégrée parce que je suis la copine de X ou Y.
On peut m’apprécier moi, comme je suis. Ca, c’est nouveau pour moi, encore en équilibre instable… Et pourtant j’avoue que j’aimerais que quelqu’un fasse plus que m’apprécier. Mais ma faible confiance en moi y croit peu. Mais j’aimerais tellement partager des tas de moments de toutes sortes avec quelqu’un. Des moments pour se faire des souvenirs, avoir un passé commun pour vivre le présent et découvrir l’avenir à deux.
J’aimerais que quelqu’un me force à y croire, me prouve que c’est possible. Je ne demande qu’à y croire…et surtout le vivre.
8/05/08
Voilà, c’est fini, enfin pouvoir me consacrer aux examens puisqu’il n’y a « plus que » ça. Une semaine difficile, stressante, épuisante, et je suis tellement à bout.
Mais je dois tenir, ce n’est pas comme si j’avais le choix. Alors je passerai au dessus de ça, comme je suis toujours passée au dessus des obstacles qui se présentaient, même si c’était parfois difficile. J’ai déjà fait tant et tant de choses dont je me croyais incapable, celle là devra en être une autre ; et pas la possibilité de mettre un conditionnel là-dessus, pas de « peut-être » qui tienne.
Et dans toute cette fatigue, un spleen qui revient, des pensées qui tournent dans ma tête, et tout à coup une évidence, alors que depuis plusieurs mois j’avais toutes les cartes en mains pour le comprendre. Pourquoi aujourd’hui, je n’en sais rien. Toujours est-il que depuis quelques années, elle m’a répété plusieurs fois qu’elle avait beaucoup souffert de ne pas avoir été une enfant désirée par sa mère, voire pire. Sauf qu’en fait, elle a fait pareil avec moi.
Certes, le contexte est différent. Mais difficile de ne pas penser qu’elle a fait un gosse sous la contrainte, ou par pitié. Pitié pour un mari en train de perdre la vue, et qui voulait un deuxième enfant. Qui voulait à tout prix avoir la possibilité de voir cet enfant – moi, ou qui que « je » sois finalement – avant de devenir totalement aveugle. Des intentions louables, quelle philanthropie de sa part. C’était quoi, accéder à une sorte de dernière volonté ?
Et puis lui, qui maintenant est totalement aveugle. Que j’ai encore du mal à voir sans ses lunettes, tellement il me parait nu comme ça. Qui aura son chien guide d’ici la fin du mois. Mais j’ai déjà eu un tel choc les premiers mois où je le voyais avec sa canne blanche, je ne sais pas comment je réagirai à la vue du fameux harnais blanc.
25/04/08
16/04/08
Et puis Champidou, poétesse à ses heures, toujours là pour remonter le moral de Choupidou ♥, Aurorette, mignonette, la déprime te gagner ne doit point car rien n’est plus charmant que ton… euh… groin ?
Et puis passer le temps en zieutant des photos clandestines d’un pull en poils de mammouth (et de son contenu), et se demander si BP porte bien son surnom. Carte sim de champi réapparue, résurrection \o/. Tgv Bruxelles-Paris ET Paris-Bruxelles après les exams, on croise les doigts (et on danse à poil dans la rue).Et surtout, on écoute Uptown Girl 8-D et on s’envoie des chansons bidons (David Charvet on t’aiiime) !
Et sinon…
Pourquoi tu pleures ? – Madame Kay
Pourquoi tu pleures ?
Tu ne peux pas comprendre…
Pourquoi tu pleures?
J’ai besoin qu’on m’entende…
Elle a besoin d’exprimer ses peines,
Elle a seulement besoin qu’on la soutienne,
Elle a envie d’être quelqu’un d’autre,
Elle a l’impression que c’est de sa faute
Si le monde tourne sans regarder,
Comme une ronde qui l’aurait oubliée…
Pourquoi tu pleures ?
J’aimerai me sentir belle…
Pourquoi tu pleures ?
Y a personne qui m’appelle…
Elle a des milliers de rêves en tête,
Elle voit d’autres ciels à sa fenêtre,
Elle est comme toutes les autres à son âge,
Elle voit trop de princes qui sont de passage
Et qui l’aiment sans poser de questions,
Qui promettent et qui oublient son nom…
Pourquoi tu pleures ?
Parfois je me déteste…
Pourquoi tu pleures ?
C’est tout ce qui me reste…
Et tu pleures mais c’est chacun son tour,
On a tous été seuls un jour…
Tu es belle de ce que tu feras,
Le bonheur ne s’achète pas…
Pourquoi tu pleures ?
Pourquoi tu pleures ?
10/04/08
Comprendre aussi que je dois commencer à faire mon deuil. Au bout de deux ans et neuf mois, il faut que j’accepte que c’est fini, vraiment, qu’il est mort et qu’il ne reviendra pas. Que j’accepte que si la douleur s’estompe, ce n’est pas pour autant que les souvenirs s’étioleront. De toute façon je n’ai pas le choix, les souvenirs sont tout ce qu’il me reste. Et ça ne peut plus durer, même si c’est un peu mon papa que j’ai perdu, plus que mon papy, je dois arriver à passer au dessus, à vivre avec (ou plutôt sans), et à lui pardonner ce sentiment d’abandon qui s’est infiltré en moi depuis ce 4 juillet 2005. Et toujours cette photo, près de mon oreiller, d’une journée incroyable, une des plus beaux souvenirs de ma vie. Et personne ne peut comprendre, c’était juste nous deux. Et ça le restera, envers et contre tout. Juste qu’il y aura moins de larmes, à présent.
I’m broke but I’m happy :-)
[Hand in my pocket - Alanis Morissette]
9/04/08
Pour en revenir au film, je ne m’en lasse pas. Et si vous n’avez pas un coeur de pierre, je vous le conseille, ça ne fait pas de mal de se laisser attendrir quelques fois. Et pour qu’il prenne toute sa dimension, il faut en comprendre les ficelles, qu’on ne fait que deviner au début, et qui se révèlent vers la fin ; au delà de cette histoire pas forcément possible entre Noah et Allie, c’est cette autre dimension qui rend ce film tout particulier.
7/04/08
J’ai la vie qui m’ pique les yeux
J’ai mon p’tit cœur qu’est tout bleu
Dans ma tête j’ crois bien qu’il pleut
Pas beaucoup, mais un p’tit peu
(…)
Au bistrot du temps qui passe
J’ bois un verre à la terrasse
J’ me dis qu’ à l’école de l’angoisse
J’ s’rai toujours l’ premier d’ la classe
Me racontez pas d’histoires
La vie c’est une tonne de cafards
C’est toujours un fond d’ tiroir
C’est toujours un train qui part
(…)
Mais, j’ vis au fond d’un abîme,
Tout seul, avec ma p’tite frime
Et dans mon dictionnaire de rimes
Avec amour, y a qu’ déprime
(…)
Et tout au fond d’ sa détresse
Je découvre tellement de tendresse,
Que même si j’ tombe et que j’ me blesse
J’ dis bonne nuit à ma tristesse
[J'ai la vie qui m'pique les yeux - Renaud]