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Lylo.be http://www.lylo.be C'toi le site web ! Fri, 27 Apr 2012 17:01:51 +0000 en hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.1.4 Pikachu. http://www.lylo.be/2012/04/27/pikachu/ http://www.lylo.be/2012/04/27/pikachu/#comments Fri, 27 Apr 2012 17:00:47 +0000 Aurore http://www.lylo.be/?p=1375

Il était là pendant presque toute mon adolescence. Mes opérations du genou, le décès de mon grand-père, le divorce de mes parents. Les déménagements, les autres décès, la fin d’une époque et le début des études. Il dansait quand il y avait de la musique et répondait quand on lui parlait. Parfois, il s’envolait de sa cage quand on mangeait pour venir se poser sur le crâne de papa. Il s’est un jour englué dans un plat de sauce bolognaise et j’ai fini par lui donner le bain. Il me becquetait l’oreille quand il était sur mon épaule, avant de s’aventurer dans mon dos. Il écartait grand les ailes pour qu’on l’asperge avec de l’eau. Il aimait les pommes de terre et les raisins mais pas les graines de tournesol. Il a fait de la dentelle avec les feuilles de toutes les orchidées de maman. Il criait quand il y avait du soleil, il répondait aux cris des oiseaux dehors et il avait sa manière de dire merci quand on remplissait sa mangeoire. Il dormait sur son os de seiche et chantait quand il se regardait dans le miroir. Un été, il a pondu un œuf, puis deux, puis trois, mais je n’ai jamais pu m’y faire alors il est resté il. Il faisait la fête dès qu’il entendait la voiture arriver ou la clef tourner dans la serrure. Il a fait une crise d’épilepsie et a arrêté de se nourrir quand je suis repartie à l’université et maman au boulot, se retrouvant seul à la maison après trois mois. Alors je lui ai parlé, je lui ai expliqué, et il s’est remis à manger, ses plumes qu’il avait arrachées ont fini par repousser. Depuis, il était plus peureux qu’avant mais je me voyais déjà l’emmener avec moi dans mon premier appartement. J’avais hâte de finir cette année pour pouvoir prendre le temps de jouer avec lui, comme avant.

Mais depuis deux jours, mon Tchitchou n’est plus là et la maison est bien trop silencieuse…

 

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Lennon Typography http://www.lylo.be/2012/04/09/lennon-typography/ http://www.lylo.be/2012/04/09/lennon-typography/#comments Mon, 09 Apr 2012 19:04:02 +0000 Aurore http://www.lylo.be/2012/04/09/lennon-typography/
Lennon Typography by via_kaireextop
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Sky is my playground http://www.lylo.be/2012/03/26/sky-is-my-playground/ http://www.lylo.be/2012/03/26/sky-is-my-playground/#comments Mon, 26 Mar 2012 10:47:49 +0000 Aurore http://www.lylo.be/2012/03/26/sky-is-my-playground/
Sky is my playground by ILoveDoodle
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Silence. http://www.lylo.be/2012/03/16/silence/ http://www.lylo.be/2012/03/16/silence/#comments Fri, 16 Mar 2012 10:00:58 +0000 Aurore http://www.lylo.be/?p=1364

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Catharsis http://www.lylo.be/2012/03/01/catharsis/ http://www.lylo.be/2012/03/01/catharsis/#comments Thu, 01 Mar 2012 22:55:09 +0000 Aurore http://www.lylo.be/?p=1360

Ces derniers temps sont propices à l’introspection, un peu trop souvent à mon goût. Il n’est pas une facette de ma vie qui n’ait pris un coup dans l’aile ces derniers mois, mais garder la tête haute, toujours. Je connais trop bien ce qu’il y a en bas. Alors poursuivre la routine de ce qui est connu, les cours, le boulot, le mémoire, les cours, le boulot, le mémoire. Une routine qui touche à sa fin, et au bout du tunnel, pas de lumière mais l’obscurité de l’inconnu. Il est temps de me rendre à l’évidence : je ne serai pas capable d’assumer un travail à temps plein. Pour des raisons dont je ne parle pas. Jamais. À peine évoquées, en restant vague, parce que je sais qu’on ne comprend pas. Moi-même, je ne me rends pas vraiment compte, parce que je ne connais que ça.
Mais j’ai un regret dans ma vie, un seul, en vingt-trois ans ; je m’accommode du reste. Celui-là a la vie dure et ne pourra jamais être enrayé. Je n’ai jamais pu accepter d’être moyenne dans mes études, en sachant que je suis capable de beaucoup mieux mais que ma santé ne me le permet pas. Accepter de ne pas pouvoir disposer de toutes mes capacités à cause d’un traitement trop lourd. De devoir fournir le double des efforts pour arriver à un résultat acceptable, parce qu’accomplir quoi que ce soit avec cette médication qui me bride entraine une fatigue double. Mais les journées ne font que vingt-quatre heures, cerveau capricieux ou pas, et les nuits sont trop courtes pour récupérer.
Mes études sont presque terminées et je ne saurai jamais ce que j’aurais pu accomplir sans ces bâtons dans les roues. Je ne sais même pas si je pourrai un jour vivre sans ces médicaments, si je serai enfin apte à profiter pleinement de mes capacités. Et personne n’imagine tout ce que cela implique pour moi, principalement dans le cas des études auxquelles j’aurais pourtant voulu faire honneur. Faire honneur à la chance que j’ai eue d’avoir des parents qui, n’ayant pas eu l’occasion d’aller plus loin que l’enseignement secondaire, ont tout fait pour que j’aie l’occasion d’entreprendre des études, quoi qu’il en coûte. La chance de bénéficier de bourses, d’avoir une famille qui peut donner un coup de pouce pour le loyer du kot, d’avoir un job à la bibliothèque pour assumer le quotidien. Pour toutes ces chances qui m’ont été données, j’aurais voulu faire des étincelles. Je suis parvenue à ne pas gâcher d’année académique, parce qu’un an de plus à voir mes parents se priver pour moi n’était pas envisageable. Il y a cette culpabilité de voir mon père qui doit se passer de certains équipements adaptés à son handicap, celle de voir ma mère s’inquiéter encore et encore.
Et pour mon amour propre, pour moi, j’aurais tant voulu que les résultats de tout ce pour quoi je me bats depuis des années soient couronnés du succès qu’ils méritent. Ma réussite n’est qu’une maigre consolation sur l’entourage qui ne m’a jamais crue à la hauteur.
Il y a aussi la cause de ce traitement. Ce cerveau pas très bien câblé qui m’empêche d’avoir une vie sociale épanouie, qui rend angoissant le moindre geste hors de ma zone de confort, qui m’a fait annuler des voyages, des sorties. Qui m’a coûté la plus belle relation que j’ai eue, la meilleure et la pire chose qui me soit arrivée. Qui me fait angoisser pendant trois jours à l’idée d’un trajet en transports en commun. Qui m’a rendue totalement seule aux moments les plus sombres. J’espère un jour parvenir à ne plus me sentir coupable de ce que j’ai dans la tête.
Personne ne sait que tout est lié, que ça a un impact incroyable sur ma vie et celle de mes proches. Le seul à qui j’ai tenté de l’expliquer n’a pas compris, n’a pas su voir au delà de l’enfance bousillée par de toutes autres raisons. N’a jamais su cacher le regard réprobateur qu’il portait sur mes quatre comprimés du matin et les deux du soir – un seul, maintenant. Je ne peux pas l’en blâmer. Comment demander aux autres de comprendre ce qu’on ne comprend pas soi-même ?
Personne ne sait vraiment. Les occasions de parler de ce genre de choses n’existent pas, et la peur de faire une fois de plus face à l’incompréhension me bloque. Mais c’est trop lourd, j’ai besoin de mettre des mots là-dessus, de les faire sortir du cabinet de mon neuropsychiatre. Même s’il est une personne extraordinaire qui m’a énormément aidée et m’a permis de m’en sortir quand tout le monde me croyait perdue, même si lui réalise ce que je traverse mieux que moi-même, tout cela ne remplace pas des amis proches avec qui l’on partage tout et qui comprennent à demi-mots.
Alors je l’écris, pour tout le monde et pour personne.

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Le vide qu’ils laissent http://www.lylo.be/2012/02/24/le-vide-quils-laissent/ http://www.lylo.be/2012/02/24/le-vide-quils-laissent/#comments Fri, 24 Feb 2012 13:47:38 +0000 Aurore http://www.lylo.be/?p=1352

Il y a eu trop de morts autour de moi. Trop de morts violentes, pas naturelles, et pourtant pas toujours accidentelles. Il y a le vide qu’ils laissent, certains plus que d’autres. Il y a 365 jours, c’était Tonton Yves-Marie, qui a lutté tant d’années. Depuis, il y a eu Marraine Gisou. Et avant eux, Joëlle, Simon, le Docteur Legrand, Papy, David, Angélique, Pascal, Hanna. Parmi eux, trois suicides et deux homicides. Angie et Hanna n’avaient pas l’âge que j’ai aujourd’hui. La mort m’a injustement pris trop de proches pour la voir avec sérénité.

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Lecture numérique : Sony PRS-T1, mon amour http://www.lylo.be/2012/02/14/lecture-numerique-sony-prs-t1-mon-amour/ http://www.lylo.be/2012/02/14/lecture-numerique-sony-prs-t1-mon-amour/#comments Tue, 14 Feb 2012 10:09:28 +0000 Aurore http://www.lylo.be/?p=1309

Ça me trottait dans la tête depuis un petit moment et j’ai finalement franchi le cap : je me suis offert un lecteur d’e-books ! Après avoir eu l’occasion d’en manipuler plusieurs modèles lors d’un colloque en février 2011, il était clair pour moi que la liseuse l’emportait sur la tablette (type iPad et compagnie). Moins polyvalente que la tablette, la liseuse sert exclusivement à lire, comme son nom l’indique, et offre un confort de lecture bien supérieur grâce aux technologies du papier et de l’encre électroniques (e-ink). Contrairement à la tablette dont l’écran est rétroéclairé comme celui d’un ordinateur, la liseuse n’est pas plus fatigante pour les yeux que n’importe quel livre traditionnel. Autre différence notable : jusqu’ici, les liseuses ne proposent pas encore d’écran couleurs, bien que des travaux soient menés pour adapter la technologie e-ink à la couleur. Pour le reste, tout dépend du modèle choisi.

Je lorgnais sur les modèles de Sony, mais le moins cher tournait autour de 250 euros, ce qui est loin d’être dans mes finances. Et puis le petit nouveau est arrivé ! Le PRS-T1 est à présent le seul modèle de Sony et il coûte environ 150 euros, ce qui a fini par me convaincre. N’étant pas encore sorti en Belgique (c’était en octobre), je l’ai donc pré-commandé sur Sony.be pour 155 euros, ainsi que la housse (sans lampe de lecture) pour… 35 euros : au final, ça fait bobo. Une fois le mail de confirmation d’envoi reçu, mon colis a été livré en 18 heures ! J’ai choisi la version rouge, il est parfait. Une autonomie de plusieurs semaines, des centaines de livres dans 168 grammes, le rêve ! N’étant pas spécialiste du domaine, je ne vais pas me lancer dans une revue de l’engin, que vous pourrez trouver facilement en faisant une recherche Google. Le seul point négatif, pour moi, est le temps d’initialisation à l’allumage de l’appareil (tout en sachant que ça reste inférieur à une minute).

Les études et le mémoire étant particulièrement chronophages, je n’ai pas eu beaucoup de temps à consacrer à mon nouveau « jouet »… ni à cet article, d’ailleurs : pour info, il est dans les brouillons de mon blog depuis le 22 décembre ! Jusqu’ici, je n’ai encore lu que deux romans sur celui que je viens à l’instant de baptiser Fleury & Bott, mais je peux déjà dire que j’en suis ravie. J’ai les yeux sensibles mais la lecture s’avère tout aussi confortable que dans le cas du livre-papier. La qualité de l’affichage est impeccable, la police et sa taille sont réglables, il y a des dictionnaires intégrés pour lesquels il suffit de toucher le mot inconnu dans un texte en langue étrangère pour en afficher la traduction… Pour ce qui est du wifi, je ne m’en sers pas, donc je le désactive. De même, on peut utiliser cette liseuse pour écouter de la musique, mais ça ne m’intéresse pas.

Étant donné les prix très rébarbatifs des livres numériques, j’ai fait le plein d’œuvres libres de droit qui sont gratuites, ce qui a vite fait de rentabiliser l’achat de l’appareil. Pour me procurer des ouvrages, j’ai vagabondé sur les sites proposés dans cet article (gratuits ou non). Dans la mesure du possible, je choisis le format epub qui permet de bénéficier des avantages de « personnalisation » de la liseuse, plutôt que le pdf qui est compatible mais moins pratique (si on zoome, il faut déplacer l’écran là où il suffit d’agrandir la police dans un fichier epub). J’ai très vite découvert le logiciel gratuit Calibre qui permet de convertir différents types de fichiers et de modifier les métadonnées.

Au final, je ne regrette pas du tout mon achat, et j’ai hâte de pouvoir en profiter pleinement. Moi qui déteste abimer les bouquins (ce qui arrive toujours quand je les trimballe avec moi), j’adore cette petite merveille qui ne prend pas de place et ne pèse rien dans mon sac !

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Nuit http://www.lylo.be/2012/01/31/1339/ http://www.lylo.be/2012/01/31/1339/#comments Tue, 31 Jan 2012 22:31:08 +0000 Aurore http://www.lylo.be/2012/01/31/1339/

Et dans la nuit, une étoile brille au coin des yeux, qu’on écrase d’un battement de cils.

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Vide. http://www.lylo.be/2012/01/24/vide/ http://www.lylo.be/2012/01/24/vide/#comments Tue, 24 Jan 2012 21:15:03 +0000 Aurore http://www.lylo.be/?p=1334

Et être comme anesthésie, d’avoir trop pleuré.

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[Lectures] La page blanche http://www.lylo.be/2012/01/22/lectures-la-page-blanche/ http://www.lylo.be/2012/01/22/lectures-la-page-blanche/#comments Sun, 22 Jan 2012 09:00:47 +0000 Aurore http://www.lylo.be/?p=1320
La page blanche

 

Auteurs : Boulet au scénario et Pénélope Bagieu au dessin

Titre : La page blanche

Éditeur : Delcourt

Date de publication : 18 janvier 2012

Nombre de pages :

ISBN 13 : 978-2756026725

Thèmes : amnésie, solitude, imagination

 

 

 

 

 

Présentation par l’éditeur : Une jeune femme reprend ses esprits sur un banc sans se rappeler ni de son nom ni de ce qu’elle fait là. Menant l’enquête tant bien que mal, elle tente de recouvrer la mémoire et de retrouver son identité. Mais que va-t-elle découvrir ? Un passé romanesque fait de drames et de romances ou l’existence banale d’une femme ordinaire ? Et dans ce cas, saura-t-elle devenir quelqu’un après avoir été quelconque ?

Trois atouts : les dessins de Pénélope qui fourmillent de détails, notamment quand l’imagination de l’héroïne l’emporte ; le scénario original et dont la fin ne manque pas de surprendre ; les émotions qui s’en dégagent, tout en sobriété.

Deux faiblesses : amateurs d’action, passez votre chemin ! ici, c’est l’introspection qui est au rendez-vous ; à la première lecture, l’envie d’en savoir plus ne laisse pas le temps de profiter des illustrations.

 

Ce jeudi 19 janvier, Pénélope et Boulet étaient à Bruxelles pour une séance de dédicaces à la librairie Tropismes… Et voilà !

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