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Doudou
Avancer
23/03/10
C’est bien trop facile. Affirmer que je suis la seule responsable de tout ce qui arrive de mauvais, oublier le nombre de fois où je t’ai demandé d’être simplement franc et de me dire ce que tu pensais, oublier que dans l’étendue de ton honnêteté, tu m’as dit que tu le ferais, mais plus tard, toujours plus tard. Je me demande si tu crois tes propres paroles, si tu penses vraiment que tout peut n’être la faute que d’une seule personne. “L’après aurait pu être bien.” En effet, mais il aurait pour ça fallu nous laisser nos chances. On a merdé, c’est comme ça, et on ne changera pas ce qui s’est passé. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut oublier tout le positif qu’on a pu s’apporter, tout ce qu’on a été de bien, tout ce qu’on a vécu de beau, tout ce qu’on a construit, simplement ensemble. Pour moi, tout ça est bien plus important que les trois semaines qu’on vient de vivre. Le souvenir de tout ça et le projet d’un avenir différent, mais d’un avenir dans lequel on resterait des points d’attache l’un pour l’autre, ces souvenirs et ces projets me semblent trop importants et précieux que pour jeter l’éponge et accepter que ça finisse comme ça. Tu as laissé les choses s’étioler entre nous plutôt que prendre la situation en mains, mais pour notre amitié, qui pourrait nous apporter encore plus que le couple qu’on a été, pour ça il n’est pas trop tard. On peut agir, là-dessus ; ne laisse pas tout partir à la dérive, cette fois. On peut simplement choisir de tourner la page sur cet intermède au goût amer qui nous a trop fait souffrir tous les deux. Il ne s’agit pas d’oublier, mais de passer à autre chose, et sainement. On peut choisir d’entamer un nouveau chapitre, différent, mais d’avancer ; et on vivrait bien mieux qu’en restant sur toute cette douleur et ces mots durs, en ne voyant plus ce qu’on a été qu’avec rancœur. Simplement, on vivrait.
On devait dominer le monde, tu te souviens ?
25/10/09
Ces jours et ces nuits sans toi sont interminables et désespérément vides. J’ai perdu celui que j’aime, j’ai perdu mon meilleur ami. Deux jours que je suis en apnée, en attendant ton prochain appel, j’espère. Ne pas te contacter. Je suis donc seule, ici où je ne connais personne. Aucun sms, aucun mail, aucun appel reçu. La solitude n’est pas qu’une impression. Seule avec cette souffrance qui me dépasse, personne ne me demande même de mes nouvelles. « Ce sont tes amis aussi ». Mais ils passent leurs journées avec toi, ont à peine une pensée pour moi, mis à part quand je suis en face d’eux, rien, nada. Même B, que je connaissais avant de te connaître (contrairement aux autres) ne m’a pas adressé un mot, comme si on ne pouvait montrer du soutien qu’à une personne et pas à deux. Question de loyauté, je ne sais pas, toujours est il qu’ils ont tous fait un choix, conscient ou non, un choix qui fait que tu passes tes journées occupé et entouré, sachant qu’il te suffit de faire un geste pour qu’on soit là pour toi. On te trouve courageux. Dans un certain sens, oui, c’est vrai. Mais par contre personne ne pense aux conséquences de ce courage, on te soutient parce que tu as montré de la force et que tu as pris une décision. Mais on était deux dans cette histoire. Ca y est, je n’existe plus ? C’est toujours toi le plus attentif, celui qui se soucie le plus de moi. Quand tu m’as quittée, je pensais au moins être entourée…
Je sais que couper les contacts était nécessaire, il fallait que tu prennes du recul. Mais bon sang ce que c’est douloureux. Je suis jalouse d’eux qui continuent à passer du temps avec toi ; je suis jalouse de toi parce que contrairement à la mienne, ta vie continue ; je suis jalouse de tous ces couples qui sont toujours unis, malgré les moments difficiles ; je suis jalouse de Machin Jaune qui partage toujours tes nuits. Tu me manques tant que ça en est douloureux, même physiquement. J’ai viscéralement l’impression de crever en pensant à tous ces projets qu’on avait. En voyant que désormais, mon futur est un gigantesque point d’interrogation dans un trou noir. Il n’y a que toi qui pourrait me faire aller mieux, et je ne sais pas si tu le feras. Mais merde, comment est-il possible que tu envisages de tourner la page sur notre histoire ?
…
22/10/09
Ou comment passer de tout à rien en une semaine. Je ne sais pas comment je m’en relèverai.
Mauvaise passe.
20/10/09
Reviens…
30/08/09
Words don’t come easy
17/04/09
Six mois et quatre jours.
Un trop long week-end, des heures au téléphone, un rendez-vous pris pour lundi midi.
Le stress qui monte, les cours interminables, deux ventres sans dessus-dessous. Et puis…ce banc, cette rose, ce malaise quand on sait tous les deux ce qui va se passer mais qu’on n’ose pas. Un local occupé, un local vide. Un « j’ai des prises, chez moi ».
Tout le reste.
Oh putain, je viens de percuter : 6 mois avec Cédric, déjà ?! J’ai l’impression que c’était hier que t’as débarqué chez Engleb une rose à la main !
J’aime ses bras autour de moi, ses bisous dans mes cheveux, sa peau toute douce, son rire de gosse, ses jolis yeux, son cou à bisous, son torse parfait pour poser ma tête, son ventre que j’adore caresser. J’aime sa façon de me regarder parfois, comme si j’étais la huitième merveille du monde. J’aime quand il tient mon visage dans ses mains et qu’il m’embrasse, quand il vient se blottir contre moi, quand il me fait des petits bisous. Ses proutages de ventre et de cou quand je dis une connerie, ou ses éclats de rire avant de me serrer contre lui. Son aptitude à voir quand ça ne va pas et à me rassurer, juste en me disant qu’il est là et que tout ira bien. Sa patience d’ange. Ses « bonjour » quand il ouvre les yeux le matin et qu’il me regarde en souriant. L’animation avec laquelle il me raconte des geekeries auxquelles je ne comprends pas un traître mot, ça me fait sourire. L’odeur de sa peau. La façon qu’il a de me faire sentir importante et fière de moi. Sa main qui prend la mienne quand on se promène. Sa confiance en moi et en nous. Toutes ses attentions. Ses appels d’à peine deux minutes « juste pour te dire que je t’aime ». Sa douceur et sa force à la fois. Sa façon de me rendre plus moi. Les progrès que je fais à ses côtés. Machin Jaune dans ma main quand il n’est pas là. Les journées et les nuits ensemble. Son regard dans lequel je me sens unique, différente de toutes les autres. Les délires dans lesquels on part, parfois. Ses amis qui sont devenus les miens. L’étagère de la salle de bains, les boules à facettes, le routeur, la brosse à dents qui a rejoint la mienne. Toutes ces traces de lui dans ma vie. Son amour inconditionnel.
J’aime être son petit chaton, son ange, son petit coeur, sa calinette, sa crevette, son amoureuse. J’aime tout l’amour qu’il a mis dans sa façon de m’appeler « espèce de naine binoclarde complètement tarée ». J’aime sa présence chaque jour à mes côtés. J’aime savoir que si je tends la main, je trouverai la sienne. J’aime la tendresse avec laquelle il remplit mon quotidien. J’aime sa manière de me faire aimer la vie.
J’aime ce Bob le bricoleur, ce Doudou, ce calinours, ce petit prince. Mon Petit Prince.
J’aime ce Nous avec Lui.
