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Blabla égocentrique
…
24/05/08
En examens. Je tiens pour l’instant, j’y arriverai. Je n’atteindrai peut-être pas le but que j’ambitionnais, mais je ferai tout ce que je pourrai pour réussir. Tellement de choses ont changé, cette année. Ma perception de moi, d’abord. Non seulement je sais vivre sans ma maman, mais en plus, je me suis rendu compte que je ne suis pas moins que les autres. Ici, j’ai découvert qu’on pouvait m’apprécier pour moi, pour celle que je suis. Grande découverte que celle de pouvoir rencontrer des gens qui m’apprécient, sans avoir été intégrée parce que je suis la copine de X ou Y.
On peut m’apprécier moi, comme je suis. Ca, c’est nouveau pour moi, encore en équilibre instable… Et pourtant j’avoue que j’aimerais que quelqu’un fasse plus que m’apprécier. Mais ma faible confiance en moi y croit peu. Mais j’aimerais tellement partager des tas de moments de toutes sortes avec quelqu’un. Des moments pour se faire des souvenirs, avoir un passé commun pour vivre le présent et découvrir l’avenir à deux.
J’aimerais que quelqu’un me force à y croire, me prouve que c’est possible. Je ne demande qu’à y croire…et surtout le vivre.
Exutoire
8/05/08
Voilà, c’est fini, enfin pouvoir me consacrer aux examens puisqu’il n’y a « plus que » ça. Une semaine difficile, stressante, épuisante, et je suis tellement à bout.
Mais je dois tenir, ce n’est pas comme si j’avais le choix. Alors je passerai au dessus de ça, comme je suis toujours passée au dessus des obstacles qui se présentaient, même si c’était parfois difficile. J’ai déjà fait tant et tant de choses dont je me croyais incapable, celle là devra en être une autre ; et pas la possibilité de mettre un conditionnel là-dessus, pas de « peut-être » qui tienne.
Et dans toute cette fatigue, un spleen qui revient, des pensées qui tournent dans ma tête, et tout à coup une évidence, alors que depuis plusieurs mois j’avais toutes les cartes en mains pour le comprendre. Pourquoi aujourd’hui, je n’en sais rien. Toujours est-il que depuis quelques années, elle m’a répété plusieurs fois qu’elle avait beaucoup souffert de ne pas avoir été une enfant désirée par sa mère, voire pire. Sauf qu’en fait, elle a fait pareil avec moi.
Certes, le contexte est différent. Mais difficile de ne pas penser qu’elle a fait un gosse sous la contrainte, ou par pitié. Pitié pour un mari en train de perdre la vue, et qui voulait un deuxième enfant. Qui voulait à tout prix avoir la possibilité de voir cet enfant – moi, ou qui que « je » sois finalement – avant de devenir totalement aveugle. Des intentions louables, quelle philanthropie de sa part. C’était quoi, accéder à une sorte de dernière volonté ?
Et puis lui, qui maintenant est totalement aveugle. Que j’ai encore du mal à voir sans ses lunettes, tellement il me parait nu comme ça. Qui aura son chien guide d’ici la fin du mois. Mais j’ai déjà eu un tel choc les premiers mois où je le voyais avec sa canne blanche, je ne sais pas comment je réagirai à la vue du fameux harnais blanc.
Sortir la tête de l'eau
25/04/08
Une grosse crise d’agoraphobie, l’angoisse à l’idée de voir des gens, connus ou non, depuis maintenant cinq jours. Ca n’était arrivé qu’une seule fois dans ma vie, il y a environ quatre ans. Période sombre, parmi d’autre. J’ai pris peur, peur que tout recommence, une fois de plus.
Alors je me suis retirée dans ma bulle. J’ai pris du recul, pour y voir plus clair. Bénéfique, ce n’est pas fini, mais même si l’équilibre retrouvé est encore instable, ça va beaucoup mieux.
Je m’accroche, pour continuer cette année, la finir. Ne pas se projeter trop loin, attendre de voir.
On ne changera pas le monde mais il ne nous changera pas
16/04/08
Ne pas se laisser abattre, continuer, faire du mieux que je peux, et on verra.
Et puis Champidou, poétesse à ses heures, toujours là pour remonter le moral de Choupidou ♥, Aurorette, mignonette, la déprime te gagner ne doit point car rien n’est plus charmant que ton… euh… groin ?
Et puis passer le temps en zieutant des photos clandestines d’un pull en poils de mammouth (et de son contenu), et se demander si BP porte bien son surnom. Carte sim de champi réapparue, résurrection \o/. Tgv Bruxelles-Paris ET Paris-Bruxelles après les exams, on croise les doigts (et on danse à poil dans la rue).Et surtout, on écoute Uptown Girl 8-D et on s’envoie des chansons bidons (David Charvet on t’aiiime) !
Et sinon…
Pourquoi tu pleures ? – Madame Kay
Pourquoi tu pleures ?
Tu ne peux pas comprendre…
Pourquoi tu pleures?
J’ai besoin qu’on m’entende…
Elle a besoin d’exprimer ses peines,
Elle a seulement besoin qu’on la soutienne,
Elle a envie d’être quelqu’un d’autre,
Elle a l’impression que c’est de sa faute
Si le monde tourne sans regarder,
Comme une ronde qui l’aurait oubliée…
Pourquoi tu pleures ?
J’aimerai me sentir belle…
Pourquoi tu pleures ?
Y a personne qui m’appelle…
Elle a des milliers de rêves en tête,
Elle voit d’autres ciels à sa fenêtre,
Elle est comme toutes les autres à son âge,
Elle voit trop de princes qui sont de passage
Et qui l’aiment sans poser de questions,
Qui promettent et qui oublient son nom…
Pourquoi tu pleures ?
Parfois je me déteste…
Pourquoi tu pleures ?
C’est tout ce qui me reste…
Et tu pleures mais c’est chacun son tour,
On a tous été seuls un jour…
Tu es belle de ce que tu feras,
Le bonheur ne s’achète pas…
Pourquoi tu pleures ?
Pourquoi tu pleures ?
On se relève et on regarde devant soi
10/04/08
Comprendre aussi que je dois commencer à faire mon deuil. Au bout de deux ans et neuf mois, il faut que j’accepte que c’est fini, vraiment, qu’il est mort et qu’il ne reviendra pas. Que j’accepte que si la douleur s’estompe, ce n’est pas pour autant que les souvenirs s’étioleront. De toute façon je n’ai pas le choix, les souvenirs sont tout ce qu’il me reste. Et ça ne peut plus durer, même si c’est un peu mon papa que j’ai perdu, plus que mon papy, je dois arriver à passer au dessus, à vivre avec (ou plutôt sans), et à lui pardonner ce sentiment d’abandon qui s’est infiltré en moi depuis ce 4 juillet 2005. Et toujours cette photo, près de mon oreiller, d’une journée incroyable, une des plus beaux souvenirs de ma vie. Et personne ne peut comprendre, c’était juste nous deux. Et ça le restera, envers et contre tout. Juste qu’il y aura moins de larmes, à présent.
I’m broke but I’m happy :-)
[Hand in my pocket - Alanis Morissette]
Et tant pis si je mens
6/04/08
Un blog. Mes vieux travers. J’avais arrêté, ça s’était trop mal fini, tout en pleine face, et un mal de chien.
Reprise de la bannière de l’époque, changement de titre. Plus la même époque, non plus. Tant pis si je mens, titre d’une chanson de Saint André. Peut-être parce qu’à l’époque, on m’avait dit que ce n’était pas la réalité. Sauf que c’est ma réalité, j’écris selon ma manière de vivre les choses, et tant pis si je mens.
Pourquoi maintenant, je ne sais pas trop. Parce qu’écrire, ça soulage, mais écrire simplement dans un document Word, pas moyen. Paradoxal. Je n’ai jamais été simple, il faut dire. Et comme d’habitude, je suppose que ce sont les périodes plus difficiles qui alimenteront ce blog. Parce que quand tout va bien, il n’y a pas grand chose à dire, mais plutôt à vivre.
Aurore, dix-neuf ans, aigrie et désillusionnée. Ouverte aux nouvelles connaissances, haha, quel programme alléchant…
Pas trop envie de rentrer au kot ce soir. Malade, plein de choses à faire. Et surtout pas envie de me retrouver toute seule, déjà à la maison c’est dur ces derniers temps… Un sentiment de vide, d’inutilité qui repointe son nez, amenant avec lui cette envie de s’effacer, encore. Mais non, non, surtout pas, ne pas retomber dans mes anciens schémas. Je sais où ça risquerait de me mener, et cette connerie d’un soir de février 2007 m’a fait bien trop peur, avec heureusement pour seule conséquence une sale impression dans l’estomac et une camisole chimique pour quelques jours.
Pas glorieux comme souvenir.
Un passé à tenter d’occulter, toujours.
Mais parfois, un goût de ce passé qui remonte, quand tout se passe toujours de la même manière. Passé différent, mais passé quand même. Un titre de chanson qui fait comme un coup de poing dans le ventre quand on le retrouve à tel(s) endroit(s) précisément, alors qu’il n’y a que quelques jours, cette chanson tournait en boucle dans ma chambre, et discrète (ou peut-être pas tant que ça) tentative de le glisser dans la conversation. Des mots qui font mal à voir. Un égoïsme fou, de souffrir parce que d’autres sont heureux, et pas soi. Heureux ensemble.
Voir le positif, ces sentiments qui ne viendront plus parasiter les contacts avec L., retrouver peut-être une complicité qui ne sera plus bloquée par des non-dits, qui sait. Mais malgré tout, une distance avec quelqu’un d’autre, c’est dommage, c’était bien, avant. Je ne sais pas, ça ne coule plus tout seul, et je le regrette.
Ca ira mieux demain, du moins je l’espère, parce que c’est déjà ce que je me suis dit hier…
[Triste compagne - Bénabar]
