Blabla égocentrique

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Je ne peux en vouloir à personne. Alors c’est à moi que je m’en prends.

Parano


Pas d’âge d’or pour moi, de « c’était le bon temps », d’enfance rimant avec insouciance. Les seize premières années de ma vie sont écrites sur une page qui a été tournée, arrachée. Il en reste pourtant des traces dans les pages qui suivent : à force d’écrire en appuyant trop sur la pointe du crayon pour se donner un air assuré, ça s’imprime en relief sur les pages à venir. Mais pourtant nouveau chapitre. Depuis quelques moi, je suis même devenue moi ; enfin, je m’autorise – et me force – à être celle que je suis et non celle qu’on attend que je sois. A prendre ou à laisser. Je me découvre peu à peu, de surprise en surprise. Des hauts, des bas, et j’ai choisi de vivre tout ça avec des personnes qui en valent la peine.
J’ai changé. Ma vie ne s’écrit plus sur du papier calque. Les livres et le théâtre ont été mon échappatoire. Vivre par procuration, être quelqu’un d’autre. Les planches étaient le seul endroit où je me sentais à ma place. Des souvenirs extraordinaire avec des personnes que je n’oublierai pas, parce qu’avec eux j’ai partagé tellement de choses. Des années de cours, de théâtre, de soirées, de culs posés sur le banc sous le préau, d’heures au local rhéto… C’est derrière nous maintenant, mais loin d’être oublié. Et puis d’autres, ULBistes romanistes pour la plupart, des rencontres hautes en couleurs depuis presqu’un an. Des amitiés passagères, d’autres qui n’en sont qu’au début. Certains que l’on découvre un peu plus chaque jour ou qu’au contraire, on a l’impression de connaitre depuis des lustres. Il y a ceux qui seront encore là l’année prochaine, et ceux qui ne le seront plus. Il y a les coéquipiers de couvreurisation et autres, et ceux qui sont passés par là avant nous.

Mon frère avait sept ans quand il m’a appris à lire, moi quatre. Mes premiers vrais livres étaient ceux de Oui-Oui à la Bibliothèque Rose, et je n’autorise personne à ne pas reconnaître la supériorité du lutin au bonnet à grelot et taxi jaune et rouge. C’est mon idole, voyez-vous.
C’est de ces lointaines années, il y a quinze ans de cela, que je tiens mon amour et surtout ma fascination pour les mots. Ceux qui peuvent exprimer tout et rien, ceux qui forment des phrases comme par magie, ceux qui sonnent particulièrement bien à l’oreille. Les mots sont des magiciens.

Aurore. Lylo. Bichette. Soeurette. Roberte. Miss Candle. Puget. Chou(pidou). Fifi. Miss Catastrophe. Sniff. Tchigalibiloutte. Dawnie. Tite Fée. Tchiga. P’tit Arc-en-Ciel. Fillette. Crépuscule. Boréale. Elle.
J’ai été, je suis peut-être encore toutes à la fois. A vous de me dire qui je serai.

To be continued. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Rien ne s’arrête donc jamais.