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Blabla égocentrique
J'ai vingt ans et une maman.
6/04/09
Un nouveau départ, de nouvelles bases, solides cette fois. Enfin, je vais pouvoir me construire avec la confiance de ceux qui m’entourent, sans quelqu’un pour m’enfoncer, pour se reposer sur moi à m’en étouffer.
Aujourd’hui, la chenille devient papillon. Aux oubliettes, cette petite chose fragile qui voulait s’effacer ; à force de s’entendre dire qu’elle était de trop, elle a fini par y croire plus que quiconque. Fini de ramper tête baissée, le moment est venu de prendre son envol, puisqu’enfin on s’en sait capable.
[One day I'll fly away...with you. C'est maintenant.]
Tout ça ne sera plus qu’un mauvais souvenir
23/09/08
Après réflexion…
20/09/08
Waiting for the moon to rise
10/09/08
J’attends, sans pourquoi ni comment. J’attends sans savoir si ça mènera à quelque chose. Mais c’est tout ce que je sais faire… Fatiguée de rester comme ça, sans pouvoir rien changer, sans pouvoir influencer le cours des choses. Usée d’être si sensible à tout ce qui se passe autour de moi. Et incapable de passer/penser à autre chose.
Plaisirs d’enfance
6/09/08
Assise dans une manne de linge et m’endormir en regardant tourner la machine à laver
Faire de la popote avec des plantes, du sable, de la terre et de l’eau
Rentrer à pieds de l’école, toute seule
Le dimanche matin dans un coin de la bibliothèque de Jamioulx
La veille de Noël avec toute la famille M.
La lampe de poche pour lire dans mon lit, en cachette
Le Nutella à la petite cuillère
Sauter dans les flaques d’eau
Marcher sur une couche de gel qui craque
Les feuilles qui crissent sous les pieds en automne
Une semaine de luge du matin au soir dans cette prairie avec eux
Etre promenée en brouette tout autour de la maison de famille
Y cueillir les framboises et groseilles depuis le mur et voir le train passer en contrebas
Grimper dans le cerisier
…
Je ne veux pas que tu t’en ailles
22/08/08
Jamais elle n’avait eu peur de la mort, tant qu’elle restait loin. Mais je sais que cette fois ce n’est plus pareil, son discours a changé et ça me terrifie. Depuis toujours, de mes quatre grands-parents, c’est d’elle dont je suis la plus proche, plus encore que de Papy. Quand j’habitais encore Jamioulx, je la voyais presque tous les jours. Elle m’a gardée et chouchoutée des centaines d’heures, encore et encore. Jouer aux cartes, manger des crêpes, la bouillotte sur mes pieds et la couverture qu’elle déposait sur moi pour que je n’aie pas froid. Ses repas infâmes et ses frites délicieuses. Les déguisements qu’elle me cousait pour le carnaval, mes dessins accrochés sur ses murs.
Cette année, elle avait les larmes aux yeux chaque fois que je la voyais. Elle s’est mise aux sms qu’elle m’envoyait régulièrement à Bruxelles, alors qu’en huit ou neuf ans elle n’avait toujours pas réussi à se servir de son gsm. Des photos, toujours des photos qu’elle regarde tant qu’elle pourrait les user. Lui imprimer des photos de tout le monde, comme si elle voulait s’entourer de nous, même sur des images qui recouvrent les murs de sa cuisine.
Je ne sais pas comment je réagirai, le jour où… J’ai toujours occulté ça, comme si croire qu’elle serait toujours là rendrait ma Mamy immortelle.
And so it is…
7/08/08
Me laisser aller, ne pas avoir le contrôle, c’est quelque chose qui m’a toujours posé problème. Au point de ne pas même réussir à me détendre et de ne pas m’endormir avant quatre heures du matin, tous les jours depuis plus d’un mois maintenant. Comme c’est à chaque fois le cas en période de vacances. Parce que c’est toujours me retrouver embourbée là-dedans, sans aucune échappatoire. Ne voir toujours que les mêmes personnes, trop. Alors on manque d’air.
Il me demande toujours plus, et j’aimerais pouvoir lui dire que c’est une charge trop lourde à porter. Mais je n’en ai pas le cran, alors j’ai cette obligation de supporter, me taire et le faire passer avant. C’est toujours comme ça que les choses ont été, moi à m’occuper de lui dès mon plus jeune âge, et lui qui ne s’est jamais vraiment intéressé à moi. De plus en plus lourd maintenant que son état a empiré, et qu’il n’y a plus que moi ; alors je continue, entre devoir et pitié.
Eviter les conflits à tout prix, donc à elle, cacher absolument cet énième déboîtement de genou. Forcer, marcher sans boitiller, sans béquilles, pas de repos. Quand il s’agit de se mettre à genoux sur du carrelage, la douleur devient intolérable, et ça ne pourra pas durer. Il y a un gros ras-le-bol à ce niveau là aussi. L’opération et les six mois de rééducation quotidienne devaient solutionner le problème. Ils ont été longs, pénibles et douloureux. Et au final, un genou qui n’est toujours pas sûr.
Je veux trouver le moyen de me libérer de tout ça, abandonner ce sac à dos bien trop lourd au bord de la route pour pouvoir continuer mon chemin légère et capable d’affronter les obstacles sans plus m’effondrer quand je rencontre une difficulté.
Parano
31/07/08
J’ai changé. Ma vie ne s’écrit plus sur du papier calque. Les livres et le théâtre ont été mon échappatoire. Vivre par procuration, être quelqu’un d’autre. Les planches étaient le seul endroit où je me sentais à ma place. Des souvenirs extraordinaire avec des personnes que je n’oublierai pas, parce qu’avec eux j’ai partagé tellement de choses. Des années de cours, de théâtre, de soirées, de culs posés sur le banc sous le préau, d’heures au local rhéto… C’est derrière nous maintenant, mais loin d’être oublié. Et puis d’autres, ULBistes romanistes pour la plupart, des rencontres hautes en couleurs depuis presqu’un an. Des amitiés passagères, d’autres qui n’en sont qu’au début. Certains que l’on découvre un peu plus chaque jour ou qu’au contraire, on a l’impression de connaitre depuis des lustres. Il y a ceux qui seront encore là l’année prochaine, et ceux qui ne le seront plus. Il y a les coéquipiers de couvreurisation et autres, et ceux qui sont passés par là avant nous.
Mon frère avait sept ans quand il m’a appris à lire, moi quatre. Mes premiers vrais livres étaient ceux de Oui-Oui à la Bibliothèque Rose, et je n’autorise personne à ne pas reconnaître la supériorité du lutin au bonnet à grelot et taxi jaune et rouge. C’est mon idole, voyez-vous.
C’est de ces lointaines années, il y a quinze ans de cela, que je tiens mon amour et surtout ma fascination pour les mots. Ceux qui peuvent exprimer tout et rien, ceux qui forment des phrases comme par magie, ceux qui sonnent particulièrement bien à l’oreille. Les mots sont des magiciens.
Aurore. Lylo. Bichette. Soeurette. Roberte. Miss Candle. Puget. Chou(pidou). Fifi. Miss Catastrophe. Sniff. Tchigalibiloutte. Dawnie. Tite Fée. Tchiga. P’tit Arc-en-Ciel. Fillette. Crépuscule. Boréale. Elle.
J’ai été, je suis peut-être encore toutes à la fois. A vous de me dire qui je serai.
To be continued. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Rien ne s’arrête donc jamais.
Clavier vs. papier
8/07/08
Pourquoi, alors que ce fameux « cahier » est bien réel pour moi ? Je l’ai, ce cahier où j’écris, je rature, je complète. D’ailleurs, mon cahier, ce n’est pas n’importe lequel : c’est du cahier de compèt’, avec de la moumoute et des vaches brodées…
Alors pourquoi ce cahier ne suffit pas ? Evidemment, ses pages recouvertes d’encre bleue sont bien plus personnelles. Et pourtant, ce blog l’est malgré tout. Il doit y avoir une part certaine d’exhibitionnisme là-dedans.
Peut-être qu’au fond, ces billets que je publie ici, sont des choses que je veux que l’on sache, sans pour autant oser les dire de manière directe.
Je ne sais pas.
