C'toi le site web !
Blabla égocentrique
Arrêtez Internet, je veux réapprendre à lire.
6/07/10
Pour 29,90€ mensuels dans toutes les bonnes crèmeries, le Web rend crétin.
Depuis que je traîne sur Internet, je perds toute ma capacité de concentration à moyen terme : j’ai besoin d’une lecture par accidents, avec des paragraphes, sous-paragraphes, alinéas, liens, couleur, polices moches, du gras, de l’italique, et j’en passe.
S’il n’y a pas tout ça, je me fais profondément chier et je passe à autre chose; en général après une vingtaine de mots.
Sur Wikipédia je passe de Dostoïevski à la religion, puis à Einstein, puis au putain de baromètre de Bohr. J’ouvre des dizaines d’onglets, je les restaure soigneusement à chaque reboot de Firefox qui me prend 200Mo en RAM, mais je sais que je les lirai jamais. J’arrive par hasard sur un article de 14 paragraphes, je lis les 2 premières lignes et je quitte – je les aurai oublié deux heures plus tard. J’ai oublié comment faire pour m’immerger dans un roman de cinq cents pages.
Enfin bref, cet article en parle très bien. Constatant que l’homme moderne et dynamique (que nous sommes tous au fond de nous) perd sa capacité de concentration, je propose de rentrer en résistance et de parler des longs textes qu’on était tous capables de lire avant, les jours de pluie : ça s’appelait les livres.
5 ans
4/07/10
Je me souviens de quand j’étais petite… Un jour, tu m’as dit « Moi je suis jeune, je ne serai jamais vieux ! Tu vois, Aurore, ton Papy il ne sera jamais vieux ! » Et moi je t’ai cru. Parce que tu n’étais pas un grand-père comme les autres, t’étais mon grand-père à moi et je n’avais aucune raison de ne pas te croire.
J’ai encore toutes les images en tête… Toi sur le toit, en train de le réparer. Moi dans une brouette pendant que tu me promènes autour de la maison. Nous deux courant derrière les canards. Toi qui ronflais quand tu nous emmenais au cinéma, Cédric et moi.
Je me vois encore, assise par terre, buvant tes paroles. Tu étais assis dans ton fauteuil et tu me racontais tes voyages en feuilletant les albums photos…
Je me souviens aussi de quand tu venais nous garder le soir… Tu t’endormais devant la télé et alors, avec Cédric, on descendait dévorer tout ce qui nous tombait sous la main !Ce sont tous ces souvenirs-là que je garderai de toi. Des souvenirs d’un Papy fou de ses petits enfants et arrière petits enfants. D’un Papy que j’adorais et admirais.
C’est de ça que je me souviendrai… Parce que ces derniers mois, tu n’étais plus vraiment toi. Tu étais si différent du Papy de mon enfance, de mon vrai Papy. Toi, mon Papy, celui que j’ai toujours connu, c’est celui qui était maître de ses actes et de ses pensées. C’est celui qui me gardait quand j’étais malade. C’est celui qui me gavait de pistaches et qui me prenait par la main pour aller chercher des œufs dans le poulailler. C’est celui qui est là, dans mon cœur et qui n’en sortira jamais.Et puis je sais que tu voudrais qu’on garde de toi une image positive, pas celle que t’avait donnée cette satanée maladie.
On voudrait que ça n’arrive qu’aux autres, mais ça vous tombe dessus, comme ça. On n’y peut rien, on ne choisit pas.
Je sais que tu es mieux là haut, qu’ici c’était devenu trop pénible. Si c’était le bon moment pour toi, alors ça l’était aussi pour moi. Pourtant, égoïstement, je ne peux pas m’empêcher de pleurer. Parce que, même si tu es et seras toujours dans mon cœur, tu me manques énormément et c’est difficile de ne plus t’avoir près de moi.
Mais je suis sûre qu’où que tu sois, tu continueras à veiller sur moi. Sur nous…
Tu seras en quelque sorte ma bonne étoile !
Ce n’est pas un adieu, juste un au revoir. Parce que je sais qu’à un moment ou à un autre, on se reverra.Je t’aime, Papy.
(4 juillet 2005)
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Six heures quatre. Caravane. Une rose rouge foncé. Cinq ans qui pourraient être cinq mois.
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Je sais que cette photo peut sembler atroce. Pour moi, elle est simplement magnifique, témoin d'un moment tellement chargé en émotions. De l'amour et de la tendresse à l'état pur.
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Tu me manques, pour toujours.
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Repousser les limites
27/05/10
Est-ce qu’on peut et est-ce que l’on doit faire le bien des autres malgré eux ? Est-ce que quand on décide que leur vrai talent est là, il faut les bousculer, les obliger à sortir d’eux-mêmes ? C’est vrai que je me suis retrouvé moi-même souvent dans cette situation. Plus les gens que j’aime sont heureux et épanouis, plus je suis heureux. Donc parfois, j’essaie de vaincre chez les autres leurs blocages avant d’en venir à me demander si j’ai raison ou pas.
D. Van Cauwelaert, interviewé par C. Dyon
C’est exactement ça. J’ai essayé de le tirer vers l’avant, encore et encore, de le pousser à affronter un cap difficile mais nécessaire à une évolution. Mais quand l’autre n’est pas prêt, le seul effet obtenu sera de lui faire du mal et, suivant le tempérament de la personne, elle risque de vous renvoyer ce mal au centuple. C’est dans ce contexte que j’ai « réceptionné » les propos les plus méchants/méprisants qu’on m’ait jamais adressés, et même s’ils sont infondés, ils furent si profondément blessants et gratuits qu’ils laisseront une cicatrice. En y réfléchissant, même avant cela, c’est toujours la même personne qui m’a blessée par sa méchanceté occasionnelle. Probablement parce que c’est celle qui comptait le plus : ceux dont on ne se soucie pas ne nous atteignent pas, quoi qu’ils fassent, quoi qu’ils disent. Au final, j’ai perdu mon meilleur ami.
24/05/10
Honestly, I’m scared to get too close to people. It seems that everytime I get close to someone, they always have a reason to leave later on. Maybe it’s fate teaching me that life goes on, or maybe I just trust the wrong people.
Avancer
23/03/10
C’est bien trop facile. Affirmer que je suis la seule responsable de tout ce qui arrive de mauvais, oublier le nombre de fois où je t’ai demandé d’être simplement franc et de me dire ce que tu pensais, oublier que dans l’étendue de ton honnêteté, tu m’as dit que tu le ferais, mais plus tard, toujours plus tard. Je me demande si tu crois tes propres paroles, si tu penses vraiment que tout peut n’être la faute que d’une seule personne. “L’après aurait pu être bien.” En effet, mais il aurait pour ça fallu nous laisser nos chances. On a merdé, c’est comme ça, et on ne changera pas ce qui s’est passé. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut oublier tout le positif qu’on a pu s’apporter, tout ce qu’on a été de bien, tout ce qu’on a vécu de beau, tout ce qu’on a construit, simplement ensemble. Pour moi, tout ça est bien plus important que les trois semaines qu’on vient de vivre. Le souvenir de tout ça et le projet d’un avenir différent, mais d’un avenir dans lequel on resterait des points d’attache l’un pour l’autre, ces souvenirs et ces projets me semblent trop importants et précieux que pour jeter l’éponge et accepter que ça finisse comme ça. Tu as laissé les choses s’étioler entre nous plutôt que prendre la situation en mains, mais pour notre amitié, qui pourrait nous apporter encore plus que le couple qu’on a été, pour ça il n’est pas trop tard. On peut agir, là-dessus ; ne laisse pas tout partir à la dérive, cette fois. On peut simplement choisir de tourner la page sur cet intermède au goût amer qui nous a trop fait souffrir tous les deux. Il ne s’agit pas d’oublier, mais de passer à autre chose, et sainement. On peut choisir d’entamer un nouveau chapitre, différent, mais d’avancer ; et on vivrait bien mieux qu’en restant sur toute cette douleur et ces mots durs, en ne voyant plus ce qu’on a été qu’avec rancœur. Simplement, on vivrait.
Tu n’étais rien
22/03/10
Toute ma vie, je trébucherai sur des embûches que tu as semées sur ma route pendant des années ? Toute ma vie, je continuerai à me surprendre et à m’offenser quand tu porteras atteinte à ce que je suis, quand tu me montreras pour la énième fois à quel point ma personne ne t’intéresse pas ? Je crois que toute ma vie, je continuerai à découvrir de nouveaux côtés de moi que tu as sabotés insidieusement. Tout serait plus simple si tu dégageais simplement du paysage. Alors seulement je pourrais ne plus rien attendre de toi, ne plus avoir affaire à toi ; ne rien devoir donner à quelqu’un qui m’a toujours pris tout ce que j’avais. Quelqu’un qui m’a fait des croche-pieds à chaque fois que je me remettais sur mes jambes pour avancer. Merde, ton rôle c’était de me prendre la main pour avancer, de me pousser à affronter ce dont j’avais peur, tout en restant là pour me sécuriser. Ton rôle, je ne sais pas ce que c’était. Probablement l’exact inverse de ce que tu as été. Mais non, tu n’étais rien. Simplement absent, même dans les rares moments où tu étais là physiquement. Qu’est-ce que des gosses pouvaient avoir qui vaille un tant soit peu que tu leur porte de l’intérêt ? Le plus simplement du monde, on était TES gosses. Du moins en théorie. Et tu attends de nous qu’on soit là pour toi maintenant, qu’on t’apporte ce que tu n’as jamais daigné nous accorder. Tu es celui qui a bousillé ma vie dès le départ, celui qui ne m’a jamais laissé aucune chance de m’en sortir. Mais j’y arrive chaque jour un peu plus. Tu n’es qu’une ordure. Tu n’avais aucun droit de faire ce que tu as fait, et de la même manière, de conditionner tout mon futur. Bon sang, ce que je voudrais pouvoir te haïr.
4 novembre
4/11/09
- Me vernir les ongles dans une couleur flashy (nécessite donc du vernis à ongle, damned)
- Faire un site qu’il soit que-de-moi*
- Rester au lit toute la journée, glander et me cocooner
Impératifs du jour
- Bouger jusqu’au cimetière pour acheter du pain (et du vernis à ongles ?) (je sais qu’Halloween est passé, quand je dis ça c’est le quartier du cimetière d’Ixelles, hein, bon, quand même.)
- Aller aux cours
(On remarquera que ces impératifs vont à l’encontre de la troisième envie du jour, qui est en fait la première)(caca)
Idole du jour
Activités du jour
- Dormir
- Gland(ouill)er
Mot du jour
*Probablement l’amoureux geek qui déteint sur moi. Sauf que je ne n’ai absolument aucune compétence là-dedans, que je n’ai jamais ouvert DreamWeaver, que le seul mot Filezilla me fait peur et que mes seules connaissances se limitent à WordPress est un noyau gratuit et je dois acheter mon nom de domaine et mon hébergement chez ovh. Ah, chose facultative : je n’ai rien à dire / à faire / à mettre sur un site, en gros.
On devait dominer le monde, tu te souviens ?
25/10/09
Ces jours et ces nuits sans toi sont interminables et désespérément vides. J’ai perdu celui que j’aime, j’ai perdu mon meilleur ami. Deux jours que je suis en apnée, en attendant ton prochain appel, j’espère. Ne pas te contacter. Je suis donc seule, ici où je ne connais personne. Aucun sms, aucun mail, aucun appel reçu. La solitude n’est pas qu’une impression. Seule avec cette souffrance qui me dépasse, personne ne me demande même de mes nouvelles. « Ce sont tes amis aussi ». Mais ils passent leurs journées avec toi, ont à peine une pensée pour moi, mis à part quand je suis en face d’eux, rien, nada. Même B, que je connaissais avant de te connaître (contrairement aux autres) ne m’a pas adressé un mot, comme si on ne pouvait montrer du soutien qu’à une personne et pas à deux. Question de loyauté, je ne sais pas, toujours est il qu’ils ont tous fait un choix, conscient ou non, un choix qui fait que tu passes tes journées occupé et entouré, sachant qu’il te suffit de faire un geste pour qu’on soit là pour toi. On te trouve courageux. Dans un certain sens, oui, c’est vrai. Mais par contre personne ne pense aux conséquences de ce courage, on te soutient parce que tu as montré de la force et que tu as pris une décision. Mais on était deux dans cette histoire. Ca y est, je n’existe plus ? C’est toujours toi le plus attentif, celui qui se soucie le plus de moi. Quand tu m’as quittée, je pensais au moins être entourée…
Je sais que couper les contacts était nécessaire, il fallait que tu prennes du recul. Mais bon sang ce que c’est douloureux. Je suis jalouse d’eux qui continuent à passer du temps avec toi ; je suis jalouse de toi parce que contrairement à la mienne, ta vie continue ; je suis jalouse de tous ces couples qui sont toujours unis, malgré les moments difficiles ; je suis jalouse de Machin Jaune qui partage toujours tes nuits. Tu me manques tant que ça en est douloureux, même physiquement. J’ai viscéralement l’impression de crever en pensant à tous ces projets qu’on avait. En voyant que désormais, mon futur est un gigantesque point d’interrogation dans un trou noir. Il n’y a que toi qui pourrait me faire aller mieux, et je ne sais pas si tu le feras. Mais merde, comment est-il possible que tu envisages de tourner la page sur notre histoire ?
Mauvaise passe.
20/10/09
