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Blabla égocentrique
Nuit
31/01/12
Et dans la nuit, une étoile brille au coin des yeux, qu’on écrase d’un battement de cils.
All about family
5/03/11
Cette dernière semaine a été particulièrement éprouvante. J’ai perdu un membre de ma famille au bout de ce qu’on appelle avec un euphémisme navrant une longue et pénible maladie. De nombreuses années de souffrance pour lui et les siens, et tout ça s’est arrêté lorsqu’il s’est éteint paisiblement à cinquante-cinq ans, le 24 février dernier. Ces dernières années, je l’ai très peu vu. Les aléas des relations familiales… Mais je suis allée lui rendre visite il y a quelques temps, le 30 décembre, en sachant que c’était la dernière fois. Grâce à ça, je me sens en paix. Il avait beau être profondément malade, ses attitudes, son visage et surtout sa voix étaient toujours ceux que j’ai toujours connus, je ne garderai pas l’image de cet homme affaibli mais celle de mon tonton un peu cow-boy, motard impressionnant derrière sa barbe noire et sa voix grave. Celui qui m’a jetée toute habillée dans la Meuse quand j’étais ado, un dimanche chaud où je me désolais de ne pas avoir mon maillot pour accompagner mes cousins dans l’eau. Celui à qui la gosse de quatre ou cinq ans que j’étais est allée fièrement se montrer en kimono en rentrant du judo.
Le plus difficile à vivre est l’avalanche d’images qui se succèdent depuis le jour de ses funérailles, toute la souffrance de mes grands-parents. À quatre-vingt cinq ans, ils voient leur fils partir avant eux. Je ne pourrai jamais oublier les sanglots de ma grand-mère effondrée sur le cercueil, la sensation de tout son corps secoué de tremblements que je porte presque plutôt que soutenir, leurs mains qui ne se sont pas lâchées de la journée. Ils avaient l’air tellement vulnérables devant ce carré d’herbe, comme des enfants perdus. On ne se remet pas d’avoir vu ses grands-parents pleurer.
Bent or broken, it’s the family tree. Strong or fragile…
16/02/11
Comme cette première semaine de juillet, chaude et moite. La peur du téléphone qui sonnera tel le glas. « Je te tiens au courant dès que… dès qu’il y a du nouveau.«
Et on a beau savoir depuis longtemps que ça arrivera, se retrouver précipitamment confronté à la réalité si concrète est terrible. Savoir que « ce sera mieux comme ça » ; peut-être, mais ça n’empêche rien. Je veux juste que ça se passe calmement, sans souffrances, il en a déjà enduré bien trop.
La minute Bisounours
8/01/11
Ma filleule, c’est la plus mignonne petite fille du monde ; elle est super chouette, choupie et rigolote. Je la vois malheureusement beaucoup trop peu, par manque de temps et de disponibilité à cause de mes études. Alors comme je ne peux suivre son évolution que de loin, je dégaine l’appareil photo dès que je les vois pour les mitrailler, elle et ses soeurs. Je ne résiste donc pas à l’envie de vous présenter Claire, deux ans, ma P’tite Bulle.

Les autres photos se trouvent dans cet album.
Apprends à dessiner avec une tablette graphique !
6/11/10
Petit à petit, je prends mes marques et quelques habitudes avec ma tablette graphique, même si je ne m’en sers que (trop) rarement. En gros : Photoshop CS5, ne pas hésiter à multiplier les calques (en mode produit !) et l’outil pinceau (point arrondi à propagation). Le tout en « décalquant » sur une image en calque de fond (qu’on supprime après).
Voilà des pingouins sur base d’un croquis que j’avais fait comme modèle pour des boucles d’oreilles en plastique fou.
Quelques liens intéressants pour débuter :
Ici, Diglee explique sa méthode, que j’ai trèèès largement copiée
La tablette que j’utilise est une Wacom Bamboo.
Et voilà !
6/09/10
Ces longues semaines de dur labeur auront payé… Ça y est, j’ai tous mes résultats et il n’y a pas de doute : je ferai bien ma rentrée en 1e année de Master en Langues et Littératures Françaises et Romanes à finalité Monde du livre et de l’édition ! La délibération est dans une semaine, elle dira si j’ai réussi cette année avec satisfaction ou avec distinction, mais quoi qu’il en soit, elle est réussie. Et ça, après l’année chaotique et les horribles mois que j’ai passés, un décrochage total non seulement des études mais de la vie en général, c’est une foutue belle victoire !

Temps mort
14/08/10
Si les articles se font plus rares depuis un mois, c’est parce que je passe mes journées à travailler pour ma session d’examens qui est plutôt lourde, étant donné que je n’ai pu passer que deux examens au mois de juin. Coup d’envoi lundi après-midi et fin des festivités prévue pour le vendredi 3 septembre en fin de matinée. J’ai déjà terminé et envoyé au professeur le travail d’analyse littéraire en portugais que je devais faire pour mon cours d’histoire des littératures lusophones. En faisant les comptes : 1 travail + 1 interrogation + 5 examens oraux + 1 examen écrit = 8 épines dans le pied. Il en reste donc 7.
- 16 août, 14h : Lecture et commentaires de textes en ancien et moyen français (oral) : 16 ou 17/20
- 18 août, 14h : Édition du texte littéraire (oral) : autour de 10, donc entre 9 et 11/20
- 20 août, 09h : Littératures romanes comparées : La Bible au théâtre : Caïn & Abel – L’enfant prodigue (oral) : 12/20
- 27 août, 13h30 : Auteurs latins (oral) : 13/20
- 31 août, 09h : Latin vulgaire (oral) : 08/20, cépabien.
- 1er septembre, 17h20 : Interrogation de lecture cursive latine : l’Énéide (écrit + oral) : 9/20
- 3 septembre, 08h : Littérature française contemporaine : La montée des périls (écrit) : 15/20
Et au milieu de tout ça, le 30 août, j’aurai un nouveau chez-moi à Bruxelles : un nouveau LyloKot, qui ne ressemblera plus à une chambre d’hôpital mais à un appart’, tout petit certes, mais super cosy et pas loin de l’unif. En attendant, pour m’éviter de passer toute ma semaine dans les trains, mes gentils z’amis Laure et Nico m’hébergeront la première semaine :-)
Même si l’étude fait que je suis nerveusement à bout, tout se met donc en place pour que cette session se passe bien et, surtout, pour pouvoir enfin prendre ce nouveau départ pour de bon, parce que je ne pourrai tourner la page pour de vrai que quand les examens, témoins « d’avant », seront derrière moi.
Une nouvelle vie qui commence, dont certains ne feront plus partie, j’en suis désolée mais j’ai tendu l’autre joue bien plus qu’à mon tour, fini d’être la seule qui essaye, surtout si c’est pour être considérée comme hystérique et m’en prendre plein la tronche. Alors tant pis, tant pis pour les absents, tant pis pour les souvenirs d’une belle histoire qui sont gâchés. Le meilleur est devant moi.
Arrêtez Internet, je veux réapprendre à lire.
6/07/10
Pour 29,90€ mensuels dans toutes les bonnes crèmeries, le Web rend crétin.
Depuis que je traîne sur Internet, je perds toute ma capacité de concentration à moyen terme : j’ai besoin d’une lecture par accidents, avec des paragraphes, sous-paragraphes, alinéas, liens, couleur, polices moches, du gras, de l’italique, et j’en passe.
S’il n’y a pas tout ça, je me fais profondément chier et je passe à autre chose; en général après une vingtaine de mots.
Sur Wikipédia je passe de Dostoïevski à la religion, puis à Einstein, puis au putain de baromètre de Bohr. J’ouvre des dizaines d’onglets, je les restaure soigneusement à chaque reboot de Firefox qui me prend 200Mo en RAM, mais je sais que je les lirai jamais. J’arrive par hasard sur un article de 14 paragraphes, je lis les 2 premières lignes et je quitte – je les aurai oublié deux heures plus tard. J’ai oublié comment faire pour m’immerger dans un roman de cinq cents pages.
Enfin bref, cet article en parle très bien. Constatant que l’homme moderne et dynamique (que nous sommes tous au fond de nous) perd sa capacité de concentration, je propose de rentrer en résistance et de parler des longs textes qu’on était tous capables de lire avant, les jours de pluie : ça s’appelait les livres.



