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Archives pour mars, 2010
Avancer
23/03/10
C’est bien trop facile. Affirmer que je suis la seule responsable de tout ce qui arrive de mauvais, oublier le nombre de fois où je t’ai demandé d’être simplement franc et de me dire ce que tu pensais, oublier que dans l’étendue de ton honnêteté, tu m’as dit que tu le ferais, mais plus tard, toujours plus tard. Je me demande si tu crois tes propres paroles, si tu penses vraiment que tout peut n’être la faute que d’une seule personne. “L’après aurait pu être bien.” En effet, mais il aurait pour ça fallu nous laisser nos chances. On a merdé, c’est comme ça, et on ne changera pas ce qui s’est passé. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut oublier tout le positif qu’on a pu s’apporter, tout ce qu’on a été de bien, tout ce qu’on a vécu de beau, tout ce qu’on a construit, simplement ensemble. Pour moi, tout ça est bien plus important que les trois semaines qu’on vient de vivre. Le souvenir de tout ça et le projet d’un avenir différent, mais d’un avenir dans lequel on resterait des points d’attache l’un pour l’autre, ces souvenirs et ces projets me semblent trop importants et précieux que pour jeter l’éponge et accepter que ça finisse comme ça. Tu as laissé les choses s’étioler entre nous plutôt que prendre la situation en mains, mais pour notre amitié, qui pourrait nous apporter encore plus que le couple qu’on a été, pour ça il n’est pas trop tard. On peut agir, là-dessus ; ne laisse pas tout partir à la dérive, cette fois. On peut simplement choisir de tourner la page sur cet intermède au goût amer qui nous a trop fait souffrir tous les deux. Il ne s’agit pas d’oublier, mais de passer à autre chose, et sainement. On peut choisir d’entamer un nouveau chapitre, différent, mais d’avancer ; et on vivrait bien mieux qu’en restant sur toute cette douleur et ces mots durs, en ne voyant plus ce qu’on a été qu’avec rancœur. Simplement, on vivrait.
Tu n’étais rien
22/03/10
Toute ma vie, je trébucherai sur des embûches que tu as semées sur ma route pendant des années ? Toute ma vie, je continuerai à me surprendre et à m’offenser quand tu porteras atteinte à ce que je suis, quand tu me montreras pour la énième fois à quel point ma personne ne t’intéresse pas ? Je crois que toute ma vie, je continuerai à découvrir de nouveaux côtés de moi que tu as sabotés insidieusement. Tout serait plus simple si tu dégageais simplement du paysage. Alors seulement je pourrais ne plus rien attendre de toi, ne plus avoir affaire à toi ; ne rien devoir donner à quelqu’un qui m’a toujours pris tout ce que j’avais. Quelqu’un qui m’a fait des croche-pieds à chaque fois que je me remettais sur mes jambes pour avancer. Merde, ton rôle c’était de me prendre la main pour avancer, de me pousser à affronter ce dont j’avais peur, tout en restant là pour me sécuriser. Ton rôle, je ne sais pas ce que c’était. Probablement l’exact inverse de ce que tu as été. Mais non, tu n’étais rien. Simplement absent, même dans les rares moments où tu étais là physiquement. Qu’est-ce que des gosses pouvaient avoir qui vaille un tant soit peu que tu leur porte de l’intérêt ? Le plus simplement du monde, on était TES gosses. Du moins en théorie. Et tu attends de nous qu’on soit là pour toi maintenant, qu’on t’apporte ce que tu n’as jamais daigné nous accorder. Tu es celui qui a bousillé ma vie dès le départ, celui qui ne m’a jamais laissé aucune chance de m’en sortir. Mais j’y arrive chaque jour un peu plus. Tu n’es qu’une ordure. Tu n’avais aucun droit de faire ce que tu as fait, et de la même manière, de conditionner tout mon futur. Bon sang, ce que je voudrais pouvoir te haïr.
