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Archives pour septembre, 2008
Tout ça ne sera plus qu’un mauvais souvenir
23/09/08
Il n’y a que quand on touche le fond que l’on peut taper du pied pour remonter à la surface. J’y suis, à tous niveaux.
Le physique ne suit plus, j’atteins mes limites. Le manque de nourriture se fait sentir, plus que jamais. Malaises à répétition, étourdissements, froid incessant, absence de forces, pertes d’équilibres, bobos partout… Difficile de se sentir bien dans sa peau quand on ne parvient plus à s’alimenter. Surtout avec la menace de l’hospitalisation qui plane, qui se rapproche à la même vitesse que celle à laquelle on resserre la ceinture, de plus en plus.
Je n’ai toujours pas trouvé où, quand et avec qui me sentir à ma place.
Un mail difficile à avaler, une phrase qui blesse, pourtant innocente et sans le vouloir. Mais c’est celle-là la plus difficile à accepter.
Mais. Je veux aller bien. Malgré les apparences, tout au fond je suis quelqu’un d’optimiste. Sans ça, je ne serais pas là aujourd’hui, et je ne serais pas parvenue à traverser certains passages de ma vie jusqu’ici. En étant au fond du trou, la seule solution envisageable est d’aller mieux. Je ne sais pas encore comment, mais ça ira. J’y suis toujours parvenue. Ce n’est certes pas facile, je me casserai encore le nez en me heurtant à des obstacles, je me froisserai encore les ailes du fait de ne pas savoir les utiliser. Mais je trouverai le chemin. Je l’ai toujours fait. Seule. Parce que quand on ne va pas bien, l’entourage devient bizarrement très restreint. Il y a des vides, des absents qui laissent un trou béant. Une main tendue ne serait pas de refus, des bras protecteurs où se réfugier et qui rassurent non plus. S’ils ne se présentent pas, tant pis. Je ferai avec, ou plutôt sans. Je ne sais pas encore comment, ni quand, mais j’y arriverai. Je le veux. Je le sais.
Après réflexion…
20/09/08
Même en amitié, je n’y crois plus vraiment. Depuis toujours, persuadée de n’avoir intérêt, aucune raison qui fasse que l’on m’apprécie. Il y a eu ceux qui m’ont fait sentir que j’étais de trop, qu’ils ne faisaient que me tolérer. Ceux qui l’ont dit haut et fort. Ceux qui ont fait semblant, qui ont fait comme si, pour se retourner contre moi à la moindre occasion. Ceux en qui j’avais confiance et qui m’ont lâchée comme si j’étais contagieuse. Aucun n’était là quand j’en avais besoin.
Et puis, il y a eu eux. Une nouvelle vie, de nouvelles personnes, de nouvelles expériences. Débuts difficiles avec certains. Mais on a partagé des moments de toutes sortes, se connaissant mieux au fur et à mesure, et ces débuts chaotiques se sont remplacés par une suite bien meilleure. Ils font partie de mes plus belles années jusqu’ici, c’est avec eux que j’ai construit mes meilleurs souvenirs. Souvenirs basés finalement sur du vent. Il y a ceux desquels je n’ai jamais rien attendu, sachant très bien que nous n’étions liés que par nos connaissances communes et la force des choses. Il y a ceux qui sont là en fond, parfois, souvent, au cas où, tout dépend. Et il y a ceux qui finalement, ne fond pas partie de cette catégorie. Ceux dont on apprend, au bout de quatre ans, que rien n’a changé depuis le début, excepté le fait qu’ils se contentent de me démolir derrière mon dos. Ceux en qui j’avais confiance et qui n’ont jamais arrêté d’être comme les autres, finalement. Ceux qui m’ont le plus profondément déçue et blessée. Ceux qui m’ont rendue craintive vis à vis de tout signe d’intérêt. Ceux qui ont fait que j’ai peur de ce qui pourrait arriver, parce que je sais que je suis vulnérable. Parce que malgré tout, je ne peux pas m’empêcher de m’attacher, de faire confiance probablement trop facilement aux autres. Je dois avoir une âme de Bisounours, et ça fait de moi une cible facile.
Waiting for the moon to rise
10/09/08
J’attends, sans pourquoi ni comment. J’attends sans savoir si ça mènera à quelque chose. Mais c’est tout ce que je sais faire… Fatiguée de rester comme ça, sans pouvoir rien changer, sans pouvoir influencer le cours des choses. Usée d’être si sensible à tout ce qui se passe autour de moi. Et incapable de passer/penser à autre chose.
Plaisirs d’enfance
6/09/08
Assise dans une manne de linge et m’endormir en regardant tourner la machine à laver
Le samedi soir, sur les genoux de Papa qui me séchait les cheveux
Faire de la popote avec des plantes, du sable, de la terre et de l’eau
Rentrer à pieds de l’école, toute seule
Le dimanche matin dans un coin de la bibliothèque de Jamioulx
La veille de Noël avec toute la famille M.
La lampe de poche pour lire dans mon lit, en cachette
Le Nutella à la petite cuillère
Sauter dans les flaques d’eau
Marcher sur une couche de gel qui craque
Les feuilles qui crissent sous les pieds en automne
Une semaine de luge du matin au soir dans cette prairie avec eux
Etre promenée en brouette tout autour de la maison de famille
Y cueillir les framboises et groseilles depuis le mur et voir le train passer en contrebas
Grimper dans le cerisier
…
Faire de la popote avec des plantes, du sable, de la terre et de l’eau
Rentrer à pieds de l’école, toute seule
Le dimanche matin dans un coin de la bibliothèque de Jamioulx
La veille de Noël avec toute la famille M.
La lampe de poche pour lire dans mon lit, en cachette
Le Nutella à la petite cuillère
Sauter dans les flaques d’eau
Marcher sur une couche de gel qui craque
Les feuilles qui crissent sous les pieds en automne
Une semaine de luge du matin au soir dans cette prairie avec eux
Etre promenée en brouette tout autour de la maison de famille
Y cueillir les framboises et groseilles depuis le mur et voir le train passer en contrebas
Grimper dans le cerisier
…
