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Changements
Je ne supporte pas les photos de cette période, il y en a d’ailleurs très peu. Et puis hier, on m’en a donné une que je n’avais jamais vue, prise il y a un an, pour le premier anniversaire de Maxouille. Première bougie, premiers pas, premier livre… Cet après-midi est un très bon souvenir.
Même si j’en étais déjà consciente, cette photo m’a mise face à une réalité : j’ai changé. Tant physiquement que mentalement, et à tous les niveaux c’est pour aller vers un mieux. J’étais vraiment mal, à cette époque. Des médicaments qui m’avaient fait prendre 17 kg en l’espace de trois mois. Je ne me reconnaissais plus, ce n’était plus moi. Que ce soit mon reflet dans la glace ou mon comportement, je ne supportais pas cette personne qui m’était inconnue. Alors dès que j’en ai eu la possibilité, j’ai tout envoyer valser. Posé mes conditions, mes limites. Stop. Je voulais me retrouver, et ça passait par l’arrêt de ce médicament qui était censé m’apporter du positif et pas un tel malaise. Les choses ont été difficiles, très, pendant un bon mois. Cours préparatoires arrêtés au bout de deux ou trois jours (suffisamment malgré tout pour faire la connaissance d’Hadrien, Laure, Marion et Itzanà), la santé ne suivant pas. J’ai morflé. Je me souviens de ces crises d’angoisse, ou tout a été remis en question. Deux jours avant la rentrée, je ne savais toujours pas si finalement j’allais entrer à l’ULB. Je m’en sentais incapable. Et finalement on a conclu un marché : j’y vais la première semaine, et on avisera. Vivre au jour le jour. Et tout a fini par rentrer dans l’ordre. Peu à peu je me suis retrouvée, physiquement d’abord. J’ai pris confiance, chaque jour était un pas en avant, chaque réussite une victoire. J’ai rencontré des gens qui m’ont beaucoup aidée, sans le savoir. Il y avait toujours Elles, aussi, tous les midis. Même s’il est bien loin ce banc dans la cour de Solvay où Elles faisaient pareil, Elles étaient toujours là, à s’inquiéter, à surveiller mon alimentation quand je ne parvenais plus à me nourrir. Il y a eu ma Didoune, de qui je me suis rapprochée, la première à avoir été au courant d’ailleurs, à ce moment où plus rien ne passait. A tous les moments plus difficiles, les coups de stress, ou les explosions de rires et de joie.
Il y a un tel chemin parcouru entre ces deux photos, tant d’obstacles franchis… Je ne savais pas si je serais capable de tenir une semaine à l’université, et me voilà maintenant, quelques mois plus tard, avec la réussite de cette première année qui apporte confiance, et espoir. Je suis fière de moi, de ce dont je suis capable, de celle que je suis.
Ce n’est pas simplement un an, c’est un monde qui sépare ces photos.
| Imprimer l'article | Cette entrée a été posté par Aurore le 7 juillet 2008 à 21 h 01 min, et placée dans Blabla égocentrique. Vous pouvez suivre les réponses à cette entrée via RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse, ou bien un trackback depuis votre site. |


about 3 years ago
O_O.
C’est un monde, une cosmologie,un univers! (j’exagère un peu là -__- »).
Mais tu es bien mieux comme ça (l)
about 3 years ago
Bravo!
Je sais ce que c’est, moi aussi j’ai dû prendre un médicament qui m’a fait prendre beaucoup de poids, et qui à part ça devait me faire « aller mieux » ^^ parles!
Félicitations pour ces réussites!
Bonnes vacances…
about 3 years ago
Félicitations :)
about 3 years ago
<3