Un blog. Mes vieux travers. J’avais arrêté, ça s’était trop mal fini, tout en pleine face, et un mal de chien.

Trouveront, trouveront pas. On verra.
Reprise de la bannière de l’époque, changement de titre. Plus la même époque, non plus. Tant pis si je mens, titre d’une chanson de Saint André. Peut-être parce qu’à l’époque, on m’avait dit que ce n’était pas la réalité. Sauf que c’est ma réalité, j’écris selon ma manière de vivre les choses, et tant pis si je mens.

Pourquoi maintenant, je ne sais pas trop. Parce qu’écrire, ça soulage, mais écrire simplement dans un document Word, pas moyen. Paradoxal. Je n’ai jamais été simple, il faut dire. Et comme d’habitude, je suppose que ce sont les périodes plus difficiles qui alimenteront ce blog. Parce que quand tout va bien, il n’y a pas grand chose à dire, mais plutôt à vivre.
Aurore, dix-neuf ans, aigrie et désillusionnée. Ouverte aux nouvelles connaissances, haha, quel programme alléchant…

Pas trop envie de rentrer au kot ce soir. Malade, plein de choses à faire. Et surtout pas envie de me retrouver toute seule, déjà à la maison c’est dur ces derniers temps… Un sentiment de vide, d’inutilité qui repointe son nez, amenant avec lui cette envie de s’effacer, encore. Mais non, non, surtout pas, ne pas retomber dans mes anciens schémas. Je sais où ça risquerait de me mener, et cette connerie d’un soir de février 2007 m’a fait bien trop peur, avec heureusement pour seule conséquence une sale impression dans l’estomac et une camisole chimique pour quelques jours.
Pas glorieux comme souvenir.
Un passé à tenter d’occulter, toujours.
Mais parfois, un goût de ce passé qui remonte, quand tout se passe toujours de la même manière. Passé différent, mais passé quand même. Un titre de chanson qui fait comme un coup de poing dans le ventre quand on le retrouve à tel(s) endroit(s) précisément, alors qu’il n’y a que quelques jours, cette chanson tournait en boucle dans ma chambre, et discrète (ou peut-être pas tant que ça) tentative de le glisser dans la conversation. Des mots qui font mal à voir. Un égoïsme fou, de souffrir parce que d’autres sont heureux, et pas soi. Heureux ensemble.
Voir le positif, ces sentiments qui ne viendront plus parasiter les contacts avec L., retrouver peut-être une complicité qui ne sera plus bloquée par des non-dits, qui sait. Mais malgré tout, une distance avec quelqu’un d’autre, c’est dommage, c’était bien, avant. Je ne sais pas, ça ne coule plus tout seul, et je le regrette.

Ca ira mieux demain, du moins je l’espère, parce que c’est déjà ce que je me suis dit hier…
[Triste compagne - Bénabar]