[Lectures] Des fleurs pour Algernon – Daniel Keyes

Algernon est une souris dont le traitement du Pr Nemur et du Dr Strauss vient de décupler l’intelligence. Enhardis par cette réussite, les savants tentent, avec l’assistance de la psychologue Alice Kinnian, d’appliquer leur découverte à Charlie Gordon, un simple d’esprit. C’est bientôt l’extraordinaire éveil de l’intelligence pour le jeune homme. Il découvre un monde dont il avait toujours été exclu, et l’amour qui naît entre Alice et lui achève de le métamorphoser. Mais un jour, les facultés supérieures d’Algernon commencent à décliner…

 

Je me souviens avoir lu Des fleurs pour Algernon durant mon adolescence et avoir été marquée par cette lecture que j’ai beaucoup aimée. Des années après, ce roman me fait toujours le même effet. Il ne se rapproche d’aucun autre à ma connaissance, et recèle de richesses à différents niveaux. Parfois étiqueté « littérature jeunesse »*, il n’est pourtant pas simple : si certains ouvrages accompagnent le lecteur en lui suggérant de manière plus ou moins subtile comment interpréter le texte, ce n’est pas du tout le cas de l’œuvre de Daniel Keyes. Ce roman est en effet présenté sous forme d’un journal intime, celui de Charlie Gordon, confrontant le lecteur directement à la réalité de celui-ci. Les réflexions évoquées ainsi que le langage employé par ce narrateur/héros permettent de mesurer son évolution, tant sur le plan intellectuel que psychologique.

* Parmi les nombreuses éditions du roman, publié en langue française en 1972, on en relève deux (2003 et 2011) chez Tribal de Flammarion, collection adressée aux adolescents.

[Lectures] Une place à prendre – J. K. Rowling

Un roman sans grand intérêt, sauvé par sa fin qui relève le niveau. Je savais que je serais déçue du « nouveau livre de J.K. Rowling », Harry Potter étant inégalable à mes yeux. Dans les faits, Rowling ou pas, ce livre est très moyen. Pas d’intrigue digne de ce nom, des personnages ennuyeux entre lesquels les liens mettent bien trop longtemps à se dévoiler, et un découpage en parties totalement inutile à mon sens. En gros, près de 700 pages pour une histoire qui tiendrait en seulement 200.

Mauvais point également pour Grasset : il est inacceptable pour un éditeur de publier un livre dans lequel figurent autant de fautes d’orthographe !

Lecture numérique : Sony PRS-T1, mon amour

Ça me trottait dans la tête depuis un petit moment et j’ai finalement franchi le cap : je me suis offert un lecteur d’e-books ! Après avoir eu l’occasion d’en manipuler plusieurs modèles lors d’un colloque en février 2011, il était clair pour moi que la liseuse l’emportait sur la tablette (type iPad et compagnie). Moins polyvalente que la tablette, la liseuse sert exclusivement à lire, comme son nom l’indique, et offre un confort de lecture bien supérieur grâce aux technologies du papier et de l’encre électroniques (e-ink). Contrairement à la tablette dont l’écran est rétroéclairé comme celui d’un ordinateur, la liseuse n’est pas plus fatigante pour les yeux que n’importe quel livre traditionnel. Autre différence notable : jusqu’ici, les liseuses ne proposent pas encore d’écran couleurs, bien que des travaux soient menés pour adapter la technologie e-ink à la couleur. Pour le reste, tout dépend du modèle choisi.

Je lorgnais sur les modèles de Sony, mais le moins cher tournait autour de 250 euros, ce qui est loin d’être dans mes finances. Et puis le petit nouveau est arrivé ! Le PRS-T1 est à présent le seul modèle de Sony et il coûte environ 150 euros, ce qui a fini par me convaincre. N’étant pas encore sorti en Belgique (c’était en octobre), je l’ai donc pré-commandé sur Sony.be pour 155 euros, ainsi que la housse (sans lampe de lecture) pour… 35 euros : au final, ça fait bobo. Une fois le mail de confirmation d’envoi reçu, mon colis a été livré en 18 heures ! J’ai choisi la version rouge, il est parfait. Une autonomie de plusieurs semaines, des centaines de livres dans 168 grammes, le rêve ! N’étant pas spécialiste du domaine, je ne vais pas me lancer dans une revue de l’engin, que vous pourrez trouver facilement en faisant une recherche Google. Le seul point négatif, pour moi, est le temps d’initialisation à l’allumage de l’appareil (tout en sachant que ça reste inférieur à une minute).

Les études et le mémoire étant particulièrement chronophages, je n’ai pas eu beaucoup de temps à consacrer à mon nouveau « jouet »… ni à cet article, d’ailleurs : pour info, il est dans les brouillons de mon blog depuis le 22 décembre ! Jusqu’ici, je n’ai encore lu que deux romans sur celui que je viens à l’instant de baptiser Fleury & Bott, mais je peux déjà dire que j’en suis ravie. J’ai les yeux sensibles mais la lecture s’avère tout aussi confortable que dans le cas du livre-papier. La qualité de l’affichage est impeccable, la police et sa taille sont réglables, il y a des dictionnaires intégrés pour lesquels il suffit de toucher le mot inconnu dans un texte en langue étrangère pour en afficher la traduction… Pour ce qui est du wifi, je ne m’en sers pas, donc je le désactive. De même, on peut utiliser cette liseuse pour écouter de la musique, mais ça ne m’intéresse pas.

Étant donné les prix très rébarbatifs des livres numériques, j’ai fait le plein d’œuvres libres de droit qui sont gratuites, ce qui a vite fait de rentabiliser l’achat de l’appareil. Pour me procurer des ouvrages, j’ai vagabondé sur les sites proposés dans cet article (gratuits ou non). Dans la mesure du possible, je choisis le format epub qui permet de bénéficier des avantages de « personnalisation » de la liseuse, plutôt que le pdf qui est compatible mais moins pratique (si on zoome, il faut déplacer l’écran là où il suffit d’agrandir la police dans un fichier epub). J’ai très vite découvert le logiciel gratuit Calibre qui permet de convertir différents types de fichiers et de modifier les métadonnées.

Au final, je ne regrette pas du tout mon achat, et j’ai hâte de pouvoir en profiter pleinement. Moi qui déteste abimer les bouquins (ce qui arrive toujours quand je les trimballe avec moi), j’adore cette petite merveille qui ne prend pas de place et ne pèse rien dans mon sac !

Summer Project

Jour 1

Dessiner le plan du meuble et reporter sur les profils à découper.

Jour 2

Découper les encoches dans lesquelles se glisseront les traverses.

Jour 3

Assembler les profils au moyen des traverses et fixer avec quelques litres de colle.

Jour 4

Découpe des éléments extérieurs dans le carton.

Jour 5

Habiller l’intérieur et l’extérieur du meuble.

Jour 6

Solidifier en craftant l’intégralité du meuble, en insistant bien sur les arrêtes.

Recouvrir le tout d’enduit fait à base de craie, de colle à bois, d’huile de lin et d’eau.

Jours 7 & 8

Poncer l’enduit pour lisser les surfaces.

Tapisser de papier blanc pour solidifier et uniformiser.

Jours 9, 10 & 11

Recouvrir l’intégralité du meuble avec des morceaux de papier décoratif (et profiter de la venue des petits cousins pour tester la solidité de l’ensemble).

 

C’est maintenant que ça se complique, mais je n’ai pas de photos de ces étapes : une fois le meuble entièrement recouvert de papier (bordeaux dans les niches et bleu-gris ailleurs) vient le moment de vernir. J’ai fait ça avec un vernis incolore pour le bois, cependant il a non seulement teinté tout le meuble d’une teinte brunâtre, mais également fait particulièrement ressortir toutes les zones où les morceaux de papier se superposaient. J’ai ensuite été pas mal occupée par mon stage et mon mémoire, ce qui fait que j’ai laissé ce projet de côté pendant un mois et demi, avant de m’y remettre cette semaine. J’ai mis une deuxième couche de papier bleu-gris et j’ai ensuite appliqué plusieurs couches de vernis-colle (utilisé pour la technique du serviettage) dilué dans de l’eau. Quelques pastilles de feutre sous les pieds pour éviter qu’ils s’abiment, et voilà mon meuble terminé :

Plastique fou, bis repetita

Il y a quelques jours, j’avais entrepris de réaliser une montre à gousset en plastique fou pour en faire un collier, mais je n’étais pas satisfaite du résultat. Je l’ai donc refaite, en en profitant pour changer les couleurs et inverser l’image des chiffres du cadran.

Bilan : elle est (presque) parfaite ! Finalement, je trouve la face rugueuse plus jolie que la face brillante, du coup mes chiffres sont de nouveau inversés, et je n’aime pas trop la nuance obtenue pour la monture en métal, mais ça restera comme ça ! J’en ai donc fait un sautoir, en ajoutant un petit noeud en cordon rouge (un point de colle discret l’empêche de se défaire) et un petit coeur le long de la chaînette, mais je suis un peu dubitative sur ce point.

Et sinon, comme je n’avais encore jamais fait de pingouin en plastique fou (ceux qui me connaissent savent à quel point c’est grave, et même inconcevable), j’ai décidé d’en faire un couple pour en faire des boucles d’oreilles. Vu mes talents de dessinatrice, ce ne fut pas sans peine, mais après leur passage par les phases Dark Vador et burqa, je suis plutôt contente du résultat !

Avant/après la cuisson

Face rugueuse à la sortie du four

Face brillante à la sortie du four

Vernis et boucles-d'oreillisés

Le plastique fou

Le plastique fou se présente sous forme de feuilles un peu plus petites que des pages A4, qui ressemblent un peu à du papier calque très épais. Il s’agit d’un plastique spécial, lisse et brillant d’un côté et rugueux de l’autre. C’est très simple à utiliser et ça permet de faire plein de machins chouettes, le tout étant de trouver des idées.

________

________

________

Images à cliquer pour voir en grand.

_

_

Aujourd’hui, j’ai voulu faire un essai de montre à gousset* pour Aline. J’en profite pour vous montrer la procédure étape par étape. (Étrangement, j’ai commis plein d’erreurs de débutante qui ne m’étaient jamais arrivées dans les dizaines de fois où j’ai déjà fait ça, mais ça me permettra de parler des bêtises à ne pas faire !)

*Purement décorative, hein, je sais qu’elle ne donnera pas vraiment l’heure…

_

Préparer l’image

Je ne dessine jamais à main levée sur la feuille, c’est toujours du décalquage. Soit je dessine d’abord sur papier, soit j’imprime une image trouvée sur internet. Pour cette option, n’oubliez pas de régler les contrastes au maximum, surtout si c’est une photo et pas un dessin, ce fut là ma première erreur : une fois l’image recouverte de plastique (qui est opaque), impossible de distinguer les contours de la montre des ombres. Il faut également que l’image soit suffisamment grande, puisque le plastique réduit beaucoup à la cuisson (l’objet fini est de 2 à 3 fois plus petit qu’au départ), mais il est impossible de prévoir de manière précise, c’est très variable. Je me suis donc retrouvée avec une montre beaucoup plus grande que je le souhaitais. Important : si vous faites des pièces qui doivent être identiques, mettez toutes les chances de votre côté : décalquez sur le même modèle (éventuellement inversé, comme c’est le cas des boucles d’oreilles Miró plus haut) et cuisez-les en même temps. Enfin, si vous voulez que votre dessin ait un sens particulier, il faut choisir quelle face sera la face visible : face brillante (comme tous les modèles supra) ou face rugueuse (qui sera vernie). Si vous optez pour la face brillante, inversez l’image (symétrie d’axe vertical) ! J’ai oublié de le faire et je me retrouve donc avec une montre qui donne XII, XI, X, IX…, chose que je n’ai remarquée, qu’après la cuisson. Pas grave, je la mettrai dans l’autre sens, certains le font systématiquement.

Contours et coloriage

C’est maintenant le gros du travail : on commence par scotcher la feuille de plastique, face rugueuse au dessus, sur la feuille de papier en évitant les contours de l’image (et l’intérieur, évidemment), et on se lance. Avec un crayon bien taillé ou un feutre à pointe fine, on décalque les contours du motif. J’utilise de préférence un porte-mines assez gras (les crayons Conté turquoises sont une horreur !) pour pouvoir effacer en cas de rature (interdit avec le feutre, évidemment), et porte-mines plutôt que crayon pour avoir toujours une pointe fine. Après ça, on passe au coloriage, avec des crayons de couleur toujours bien gras, si possible : ils glissent mieux sur la surface rugueuse, marquent plus et se gomment plus facilement. Pour avoir des couleurs vives, on n’a pas peur d’appuyer ! Si vous voulez des zones blanches, n’oubliez pas de les colorier en blanc, le reste sera translucide (comme le contour de mes chiffres et le centre du cadran). Pour la montre, j’ai failli oublier d’ajouter des aiguilles ; à bon entendeur… Après la cuisson, les couleurs seront plus concentrées, puisqu’il y aura la même quantité de crayon pour des surfaces beaucoup plus restreintes.

Il faut ensuite découper les contours avec des ciseaux et/ou un cutter. C’est aussi le moment de faire un trou à la perforatrice pour pouvoir passer un anneau dans l’objet après la cuisson, ce que je ne fais pas ici puisque j’utiliserai la boucle en haut de la montre. Il est aussi possible de faire le trou après cuisson, avec une mini-perceuse du type Dremel (j’ai un Dremel adapté aux loisirs créatifs (pour la précision), mais même à puissance maximale, il galère un chouïa, donc méfiez-vous).
Avant de passer à la cuisson, vérifiez, en vous plaçant face à la lumière, qu’il ne reste aucune zone non coloriée (sauf si c’est voulu, cf. chiffres et centre du cadran). Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi repasser les contours au feutre.

Cuisson

Dans le four de cuisine à 150° C, placer le bidule sur une surface plane (plaque de four, assiette, platine à tarte), en n’oubliant pas de recouvrir au préalable la surface d’une feuille d’aluminium ou de papier sulfurisé. Vous pourrez remarquer que pour la première fois de ma vie, j’ai oublié de le faire, et je vous garantis que pour décoller du plastique collé à une assiette, le tout sortant du four, le bout des doigts morfle beaucoup. Maintenant vient la partie la plus rigolote, mais comme c’est rapide, préparez à l’avance des livres entre lesquels vous glisserez le plastique fou. Une fois dans le four, l’objet va commencer à se gondoler puis à se tordre dans tous les sens en rétrécissant.

_________________________

Lorsqu’il est redevenu plat, sortez le du four en n’oubliant pas d’utiliser une manique (comment ça, c’est du vécu ?) et déposez rapidement l’objet sur un livre que vous recouvrirez d’un deuxième, pour que ce soit bien plat. Personnellement, pour éviter d’avoir des traces sur la surface brillante, je la laisse sur le papier sulfurisé. Pas la peine de laisser très longtemps l’objet entre les livres, c’était juste pour l’aplatir tout à fait tant qu’il était encore très chaud et donc souple. Si vous voyez que l’épaisseur n’est pas la même partout, c’est que ce n’est pas assez cuit, remettez-le simplement au four. C’est ce que j’ai fait pour raplatir ma montre après l’avoir péniblement décollée de l’assiette.

_________________________

Souvenez-vous que ça reste artisanal : tout ne réduit pas de la même manière, parfois ça diminue plus en longueur qu’en largeur, parfois c’est déformé, comme c’est le cas ici.

Finitions

Ne touchez pas la surface rugueuse, comme je l’ai dit plus haut, il y a maintenant beaucoup de couleur pour une surface réduite, alors on évite de faire baver les couleurs (surtout lorsqu’on a laissé des parties translucides). Ici, vu que c’est la partie rugueuse qui sera visible (cf. les chiffres inversés), il va falloir faire très attention à ce que ce côté reste nickel, tandis que le côté brillant est beaucoup moins fragile. Pour éviter que le vernis ne fasse baver les couleurs, on commence par passer de la laque sur toute la surface. Quand c’est bien sec, on passe une première fine couche de vernis, quel que soit son type : j’utilise un vernis acrylique, mais certains utilisent même du vernis à ongles (à la condition qu’il soit transparent, of course !). Après avoir bien laissé sécher, on repasse une deuxième couche. En général, le temps de séchage est indiqué sur l’étiquette, pour moi c’est une heure entre chaque couche puis 24 heures pour un séchage total.

________

Il ne reste plus qu’à monter l’objet en collier, bague, porte-clefs, boucles d’oreilles, broche ou que sais-je !

Je ne le fais pas ici parce que je ne suis pas satisfaite du résultat (trop grand, couleur du « métal » trop foncée, aiguilles trop fines, vernis beaucoup trop brillant — l’ancien était plutôt satiné mais mélangeait les couleurs), je ferai un autre essai — plus petit ! — et je ferai une photo du collier fini à ce moment-là.

Go to Top